Lutter contre ses peurs en 5 étapes simples



"Impossible", "j'y arriverai pas", "trop difficile", "pas pour moi"... autant d'expression que l'on utilise quand il s'agit de rêver un peu. Notre société et notre culture judéo-chrétienne nous a (trop) mis en tête que chaque chose, chaque personne, a sa place et qu'en bouger présente un risque. La crise actuelle ne fait que renforcer cela. Et pourtant, la semaine dernière, je déjeunais avec une ancienne collègue de TF1, cadre supérieure marketing à l'époque, que je n'avais pas vue depuis des années; quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que depuis 4 ans, elle était devenue... prof de sport et qu'elle n'avait jamais été aussi heureuse professionnellement de sa vie.

Ce qui est vrai d'une transition professionnelle radicale l'est de beaucoup de choses dans nos vies : passer le cap de la peur n'est pas toujours simple. Mettons avant toute chose une chose au clair : avoir peur est naturel ! Nul besoin d'en avoir honte ou de se cacher ! Quand on est au bord du plongeoir à 10 mètres, pour ceux qui l'ont déjà fait, ce n'est ni d'arriver au bord de ce plongeoir qui est difficile, ni la descente, ni même l'entrée dans l'eau... non, la seule chose difficile, c'est ce tout petit pas de quelques centimètres qui nous sépare du vide... ce qui est difficile, c'est de décider de le faire... après, tout va bien !

Pour garder cette image du plongeoir, comment réduire notre peur ?

1- Ne pas écouter vos amis pessimistes

C'est vous qui allez plonger... pas eux. Bien souvent, ceux qui vont vous dire "mais c'est débile de sauter, tu vas te faire mal" sont ceux qui projettent sur vous la peur qu'ils ont eux-même de le faire... alors qu'ils en ont peut-être envie. Rationaliser leur peur en vous la transmettant est un moyen de se eux-même rassurer sur le fait qu'ils ne sont pas, finalement, des lâches.

2- Ne pas écouter vos amis optimistes

Ceux qui vont vous dire qu'après avoir sauté, ça serait pas mal d'enchaîner avec une ou deux pirouettes avant d'entrer dans l'eau sont généralement des gens qui ont dépassé leurs peurs parce qu'ils ont déjà sauté plusieurs fois ou sont d'anciens pessimistes qui vous utilisent pour tester des choses qu'ils n'osent pas faire. Les premiers sont dangereux car ils veulent vous faire passer au dessus d'étapes qui leur ont été nécessaires pour arriver là où ils sont... l'exemple du plongeon est assez clair : l'expérience ne se transmet pas en une parole ! Les seconds sont dangereux car ils n'ont aucune idée de ce qui va se passer pour vous... vous servez de cobaye.

3- Ne pas regarder en arrière

Notre passé est rassurant car c'est la seule chose dans notre vie dont nous avons la maîtrise. Redescendre en bas du plongeoir, c'est certain, il n'y a aucun risque. Ce petit regard vers l'escalier, quand on est au bord du plongeoir, nous l'avons tous eu... hésitation... certitude d'être en sécurité ou possibilité de vivre un moment inoubliable ? Ou pas :-) Une seconde chose est certaine, tant que l'on a pas sauté, impossible de savoir si on aimera ou pas.

4- Regarder au loin

Au bord du plongeoir, la première fois, il ne faut pas regarder vers le bas mais vers l'horizon. Pourquoi ? Parce qu'en plus de la distance objective de 10 mètres jusqu'à la surface de l'eau s'ajoute l'épaisseur de l'eau. Ce que l'on visualise, c'est la distance jusqu'au fond de la piscine... encore plus impressionnant ! Or, l'objectif est bien de se faire plaisir, pas d'aller toucher le fond de la piscine ! Si je voulais simplement toucher le fond, je descendrai tranquillement dans l'eau, prendrais ma respiration et après deux ou trois brasses irai toucher le fond de la piscine... nul besoin de faire le crétin en hauit d'un plongeoir à dix mètres ! Non, là, l'objectif, c'est de connaitre la sensation d'être en l'air... de "voler" durant quelques instants. Je dois fixer cette objectif au lieu de me focaliser sur les obstacles... bien entendu, il est probable qu'à un moment ou un autre, si je saute, je rencontre des obstacles, en l’occurrence, à moins d'un miracle ou d'être Superman, il est probable que mes pieds touchent l'eau à un moment ou à un autre... mais je dois rester sur mon objectif avant tout et regarder au loin, sinon, je ne sauterai jamais.

5- Assumer l'échec

L'été dernier, je me suis forcé à faire du parapente. J'avais une énorme appréhension... de fait, je déteste être en l'air, même en avion. Mais tant de personnes m'ont dit que c'était génial que j'ai essayé.... et, résultat des courses... j'ai détesté :-) Là où on m'avait prédit une sorte de vol vers l'extase je n'ai connu qu'une peur et un sentiment de dégoût assez proche de celui que j'ai si l'on me présente une langue de bœuf posée sur un cassoulet Mais au moins, mon opinion est basée sur une expérience certaine, pas sur une opinion. Ok, ma tentative pour tester le parapente est un échec total mais le sentiment de fierté que je ressent d'avoir dépassé mes peurs : le bonheur ! Toute personne qui prend un risque n'est pas à l'abris de se planter. c'est aussi cela qui en fait le charme, non ? Parfois, ça marche est c'est extraordinaire et parfois, ça ne fonctionne pas et l'on a appris quelque chose sur soi.

Conclusion

Il ne faut pas se méprendre, je ne recommande pas à tous de prendre des risques en permanence. Personne n'est obligé de se poser chaque jour au bord d'un plongeoir à 10 mètres de hauteur. Rester tranquille, c'est agréable aussi. Par contre, à mon sens, nous n'avons pas le droit de renoncer du fait de nos peurs. En fait... si... nous avons le droit mais il ne faut pas y passer trop de temps. Une fois que vous êtes au bord du plongeoir, après avoir réfléchit quelques secondes.... minutes... il faut sauter ou redescendre et en tirer une leçon positive dans les deux cas. Ne pas regretter... dans les deux cas. Par contre, rester au bord du plongeoir pendant des heures... des jours, cela n'a aucun sens. Par ailleurs, comme vous n'êtes pas seul(e) sur le plongeoir, il est possible que quelqu'un prenne la décision pour vous et vous pousse histoire de pouvoir plonger également ! Pour rester maître de sa vie, le tout est de choisir !

Gaël Chatelain

#économie #histoire #guerre

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