3 RAISONS POUR NE PAS ETRE UN EMPLOYE MODELE



Concernant la pression quotidienne que l'on a, en étant (vraiment), honnête avec soi même, il n’y a pas que des éléments extérieurs qui en sont responsables. Certes, notre boss, nos collègues ont un certain talent pour nous la mettre cette satanée pression mais, pourtant, ce ne sont pas les seuls ! Il y a NOUS ! Etre un employé modèle, cela fait partie de notre ADN, depuis que l’on est à l’école. Etre le premier de la classe, pour certains d’entre nous, c’était tout de même le top : reconnaissance par les profs, la famille et cette petite pointe de jalousie de ses camarades de classe. Et pour tous les autres, c’est cette pointe de jalousie qui faisait qu’il fallait malgré tout essayer de se rapprocher de ce premier de la classe. En entreprise… nous sommes pareils. Etre parfait en tout est un moteur. Et pourtant cela ne sert, à rien !!!

Pourquoi ?

1- Rester focalisé sur sa mission

Il est important de se focaliser sur ses missions premières. Pour rendre service, pour se rendre agréable, pour ne pas avoir à dire « non », on a souvent tendance à faire passer ses propres taches après celles des autres. Résultat ? Nous sommes moins performants sur ce pour quoi nous sommes payé. Paradoxal tout de même ! En pensant bien faire pour l’entreprise, nous la déservons ! Par ailleurs, plus vous « jouez » au salarié parfait, plus vos collègues vont en abuser, et vous demanderont de plus en plus de taches qui vont polluer votre métier premier ! Pourquoi s’en priveraient-ils ? Cela est également vrai pour votre boss. Ne pas être parfait, de temps en temps, c’est acceptable… et souhaitable car au final, vous serez reconnu comme le (la) pro que vous êtes dans votre domaine !

2- Moins de stress

Vouloir être parfait nous pousse à avoir un regard extrêmement critique sur nous même. Avoir un regard critique sur soi, cela est bien tant que c’est mesuré. Je connais un certain nombre de personnes qui sont incapables de se dire en fin de journée : « whaouuu, j’ai bien bossé aujourd’hui » mais qui, au contraire, vont avoir un regard (trop) dur sur leur travail sans reconnaître qu’il y avait du bon dans ce qu’ils ont fait. Forcément, ce genre d’attitude, ça stresse en ne prenant jamais le temps de se valoriser. Une solution ? Sur le chemin du retour penser à une chose que l’on a particulièrement bien faite et à une chose que l’on aurait pû mieux faire… ça rééquilibre, vous verrez. Une chose est certaine, il ne faut pas attendre quotidiennement des compliments au travail… nous ne sommes jamais aussi bien servit que par soi-même

3- Plus de « vrai » respect

Un trait assez commun en entreprise est d’imaginer qu’il faut jouer un rôle pour être apprécié en entreprise. Si quelqu’un dit quelque chose qui nous déplait profondément et que la moutarde nous monte au nez, le choix du silence est trop souvent pris par exemple. Etre soi-même, c’est accepter que l’on est pas parfait et cela libère, entre autres, la parole. Les entreprises formatées, avec un seul type de collaborateur, sont vouées à disparaître : baisse de créativité, baisse de l’implication… avenir sombre ! La schizophrénie au quotidien, croyez-moi, ce n’est pas bon ! Etre soi en entreprise permet très directement d’être respecté pour qui l’on est, pas pour ce que l’on fait semblant d’être et, ça, c’est agréable ! Alors bien entendu, le « vrai nous » est un petit peu moins souriant et serviable que notre personnage mais, petit à petit, en prenant conscience que nos imperfections sont également une richesse pour l’entreprise, le « vrai nous » ressemblera de plus en plus à notre « nous fantasmé ».

Conclusion

Avoir comme objectif d’être parfait en tout est une erreur. Rien n’est parfait en ce monde. Par ailleurs, vouloir gommer certains de ses défauts, c’est priver l’entreprise de certaines richesses que vous ne soupçonnez même pas. J’ai connu certains collaborateurs qui préféraient se taire en réunion de peur de dire une bêtise et d’être jugé. C’est certain, en se taisant, aucun risque que cela n’arrive mais, au final, est-ce l’intérêt de l’entreprise ? Les erreurs et les imperfections sont toutes, sans exception, source d’amélioration de l’individu et de l’entreprise… bref, être l’employé modèle est contre-productif, détendez-vous !

Gaël Chatelain

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