Les 10 expressions à supprimer de son vocabulaire pour être (plus) heureux au bureau



Se sentir bien au bureau tient, bien entendu, à notre mission quotidienne, à l’ambiance générale au bureau et à la politique sociale de son entreprise… mais pas que. Nous oublions parfois que nous sommes acteur de notre bien-être. Nous mettons également de cet trop souvent que, par notre attitude et notre langage, nous avons une responsabilité dans le climat global de l’entreprise. Et cela peut passer par des choses toutes simples comme notre vocabulaire. Il me semble important d’y prêter une attention particulière car nos mots et expressions sont les vecteurs d’un état d’esprit. ainsi, voilà 10 mots et expressions qu’il me semble urgent d’éradiquer de notre quotidien :

1- Comme un Lundi

Répondre cela à « comment ça va » dit bien ce que ça veut dire : venir travailler est une purge ! Je vous l’accorde, entre un week-end sympa et aller travailler, il n’y a pas photo mais de là à considérer que le Lundi est nécessairement une souffrance, il ne faut pas exagérer. Le travail fait partie de notre vie, il est nécessaire, et pas uniquement d’un point de vue économique. Qui s’imagine ne pas travailler, jamais ? Si les lundis sont une souffrance pour vous, ce jour là, focalisez votre attention sur ce qui vous fait plaisir au quotidien. Et si certains lundis ce n’est que le café qui est incroyablement bon dans votre entreprise… ne pensez qu’à cela pour positiver.

2- Bon courage

Dire cela à quelqu’un qui va commencer une tache est profondément démotivant, même si cette personne vient de vous dire qu’elle craignait de l’accomplir. En effet, dire « bon courage » montre bien à la personne :

a- que vous ne l’enviez pas, mais alors pas du tout

b- que vous vous tiendrez bien éloigné de la tache et que vous ne l’aiderez pas.

Un « t’inquiètes pas, si tu en as besoin, je suis là » me semble plus adapté !

3- Je verrai ça plus tard

Aaaah, la procrastination, l’art de remettre à plus tard ce que l’on pourrait faire tout de suite ! Nous le faisons tous. Au final, nous nous retrouvons avec une pile de taches que nous n’aimons pas faire… au lieu d’avoir dilué tout au long de la semaine, nous les concentrons histoire de bien nous démoraliser. Dire « je verrai ça plus tard », c’est se mentir à soit même car, tant que cela n’est pas fait, une petite voix nous dit « shhhh, t’as un truc qui ne te plait pas qu’il faut faire ». Une règle simple : si quelque chose prend moins de 5 minutes à faire (répondre à un mail, lire une note, passer un coup de fil), il faut le faire immédiatement pour réduire le niveau de pensées négatives dans nos cerveaux en fin de journée !

4- C’est impossible

En entreprise, nous avons tous eu des phases avec un peu moins la forme que d’habitude. Dans ces phases là, face à un projet que l’on nous présente, ou une demande qui nous est faite, dire « c’est impossible » est un bon moyen pour se débarrasser du sujet définitivement. Or, c’est cela qui est fantastique dans la vie, rien, absolument rien n’est impossible. Tout est envisageable tant que les conditions sont réunies. Avant de dire c’est impossible, il faut mettre sur la table toutes les conditions qui rendront la chose envisageable, de façon aussi objective que possible. Analyser, décortiquer, puis évaluer la difficultés des obstacles, en groupe. Ensuite, certaines choses seront tellement complexes qu’effectivement il ne faudra pas y aller mais cela ne sera pas parce que « c’est impossible » mais juste parce que le choix a été fait de ne pas essayer.

5- Le client à toujours raison

Non, le client n’a pas toujours raison ! Pour savoir pourquoi, j’ai écrit un article entier sur ce sujet car cette expression mérite quelques arguments pour la démonter.

6- On verra bien

L’entreprise ne supporte pas le flou, l’incertain. Et quand ce sont ses salariés qui sont la source de ce flou, c’est encore pire. Un manager qui, répondant à l’un de ses collaborateur lui demandant si la stratégie sera couronnée de succès, dit « bah… on verra bien », fait une double erreur :

a- si lui n’est pas convaincu, qui le sera ?

b- répondre cela est anxiogène. En fait, il dit que l’avenir de l’entreprise dépend… du hasard !

7- Non

OK, là, j’exagère un petit peu… quoi que. L’un de mes articles traite de la façon dont chacun devrait apprendre à dire « non », j’aurai donc mauvaise grâce à vouloir supprimer ce mot (dire non, c'est bon). Cela étant dit, si je le mets dans la liste des mots à bannir, pour résumer, il y a à mon sens une grande différence entre dire « non, je ne suis pas disponible pour te voir» et dire « je ne peux pas te voir tout de suite mais sans problème dans une heure ».

8- Tu as tort

Cette expression définitive est la source de beaucoup de blocages en entreprise. Il ne s’agit en aucun cas de dire que tout le monde a raison mais plutôt d’admettre que chacun a un point de vue qui est respectable. Ici, c’est plus une question de forme que de fond. Il y a une grande différence en terme d’impact sur son interlocuteur entre dire « tu as tort » et dire « je comprends ton point de vue mais ne penses tu pas que l’on pourrait voir les choses différemment »… et de construire ensemble. L’expression « tu as tort » sous entend que, forcément, vous avez raison. Deux volontés s’opposent alors qu’en entreprise, il s’agit de construire en groupe afin d’optimiser les énergies de chacun. La probabilité que quelqu’un ayant entendu « tu as tort » soit très mobilisé sur la solution alternative. L’idée est d’amener chacun à participer à la bonne solution.

9- C’est nul

Une décision, une stratégie, un résultat… nous avons tous au moins une fois lancé cette expression pour résumer ce que l’on pense : « c’est nul ». Dire cela, quand bien même c’est exact au moment où nous le disons, est le meilleur moyen de le graver dans le marbre et d’admettre que rien ne peut être fait pour changer la situation. Résignation ou lâcheté ? A vous de choisir mais je suis de ceux qui pense que rien n’est définitif en ce monde. Vous pensez que quelque chose est nul ? Faites tout ce qui est en votre pouvoir pour le changer au lieu de baisser les bras. Je sais, c’est facile à dire mais il faut bien admettre que nous pouvons avoir, nous les humains, à privilégier la réaction (dire c’est nul) à l’action (essayer de rendre cette chose nulle en quelque chose de positif )

10- J’en ai marre / j’en peux plus

En général, lorsque l’on en arrive à dire l’une de ces deux phrases, c’est que la partie est perdue; c’est une sorte de point final signifiant que l’on ne peut plus rien faire pour que la situation s’améliore. Certes, c’est quelque chose qui peut arriver ; quand on regarde le nombre de divorces chaque année, force est de constater que le « j’en ai marre » est une réalité. Cela étant dit, avant de sortir cette phrase dans le cadre professionnel, il y a peut-être encore des choses à faire pour éviter le divorce d’avec son entreprise : parler, échanger, écouter, changer de perspective. Nous sommes les acteurs de notre vie et si l’on revient au point 4 (« c’est impossible »), en théorie tout du moins, le point 10 devient réaliste.

Conclusion

Certes, tout n’est pas simple dans ces 10 points. Cependant, si l’on y réfléchit bien, ils sont tous liés. Si vous dites à quelqu’un « tu as tort », lui va peut-être entendre « c’est impossible » ou sortir de votre bureau en disant « j'en ai marre ». Supprimer certaines de ces expressions dans notre vocabulaire aura de l’influence également sur le vocabulaire des autres, petit à petit. Cela peut sembler « Bisounours » mais malgré cela, je suis convaincu que si nous prêtions plus d’attention à ces expressions, notre quotidien serait, un peu, meilleur. Alors… on essaye ?

Gaël Chatelain

#managementbienveillant #gaëlchatelain

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