Et si son recrutait... autrement ?

Mis à jour : 12 juil. 2019



82% des recrutements sont effectués sur des critères uniquement techniques. D'ailleurs, si vous regardez un CV, mis à part la partie, souvent réduite à sa portion congrue, consacrée aux loisirs, un CV est une liste d'expériences, de compétences, de savoirs-faire... rien de plus. Il est rare sur un CV que soit mis en avant des qualités telles que l'empathie, l'optimisme, la loyauté ou sa capacité d'analyse. Et pourtant, dans une entreprise, souvent, ce sont ces qualités qui vont faire qu'une nouvelle recrue va bien s'intégrer et surtout... se sentir bien, en phase avec l'entreprise qui vient de l'accueillir.


Toutes ces qualités "non-mesurables" c'est ce que l'on appelle les "Soft Skills" par opposition aux « hard skills », compétences techniques mesurables. Il y a une tendance lourde actuellement au sujet de ces "soft skills". En effet, lorsqu'une entreprise se lance dans une véritable stratégie de Qualité de Vie au Travail (QVT), elle devrait également s'attaquer au mode de recrutement de ses salariés, voire à sa stratégie de mobilité interne pour les plus grandes d'entre elles.


Vous me direz qu'il n'y a rien de vraiment nouveau et que les différents tests de personnalité permettent de mesurer cela depuis bien longtemps... je vous l'accorde. Cependant, rien de systématique et, souvent, ces tests étant assez chers, ils sont réservés aux recrutements de cadres (très) supérieurs et ne sont pas systématiques. Or, une entreprise est comme une chaîne : sa force se mesure à l'aune de la force de son maillon le plus faible. Du magasinier au Président, de l'étudiant en alternance au Chef Comptable proche de la retraite, les mêmes valeurs doivent être partagées et, surtout, chacun doit se sentir bien dans son poste... et cela ne passe pas QUE par la maîtrise technique de celui-ci.

UN RECRUTEMENT PLUS JUSTE

De nos jours, il est plus simple d'être sur le marché du travail si l'on a 30 ans, diplômé d'une grande école que si on en a 50 sans véritable qualification... c'est une évidence. Et pourtant, si les softs skills sont utilisées, l'entreprise à la recherche d'un commercial s’apercevra peut-être que la personne de 30 ans n'a aucune chance de s'intégrer dans l'entreprise alors que celle de 50 est absolument parfaite.

De même, au sein d'une entreprise, il y a peut-être la perle rare qui se trouve être démotivée dans un poste qui serait parfaite dans un autre qui se libère.

Et le numérique peut aider en cela. J'ai rencontré récemment Monkey Tie dont l'activité pourrait se résumer ainsi : c'est un site de rencontre par affinités entre des recruteurs et des candidats. Comme pour les rencontres amoureuses, le parti pris de Monkey Tie est de dire, grâce à des tests, le niveau de compatibilité entre un job et un candidat. Et cela va au delà, le site propose aux candidats de passer ces tests afin de mieux connaitre ses propres soft skills.

Car il faut être honnête, s'il est possible de critiquer les recruteurs qui ne s'intéressent pas suffisamment à ces compétences non mesurables, nous sommes beaucoup à ne pas connaitre précisément les nôtres !

Enfin, au delà de ces compétences, soft ou hard, comme en amour, un recrutement, c'est souvent la rencontre entre deux cultures, deux histoires, deux systèmes de valeurs. Pour avoir dans ma carrière un grand nombre de recrutements, ce sont ces valeurs qui sont compliquées à évaluer. Elles se trouvent entre les lignes de chaque CV et, désormais, dans les tests de compatibilité de Monkey Tie.

Je ne sais pas si ce site connaitra le même succès que Meetic, Attractive Worls ou Tinder mais, quoi qu'il arrive, je trouve très rassurant que des gens prennent conscience de la problématique et essayent d'y apporter une réponse concrète ! En tout cas, je leur souhaite tout le succès possible pour changer le monde du recrutement !

Gaël Chatelain

#changerdejob #gaëlchatelain #managementbienveillant #recrutement

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