Je doute donc je suis... un grand pro !



Etre sûr de soi, ne pas douter, ne jamais hésiter... telles sont certaines qualités que l'on peut prêter au "super salarié". Il est temps, à mon sens, de changer de paradigme, vite ! En effet, le doute, dans la vie personnelle ou professionnelle, est un moteur si l'on sait s'en servir. Il ne faut pas confondre le doute et l'indécision; ce sont deux choses bien distinctes car, de fait, il est possible, voire recommandé, d'être capable de décider... et de douter.

Quel est l'avantage de cultiver cette notion de doute ? C'est vrai quoi, vous allez me dire qu'à force de douter, on finit par ne plus vraiment savoir si l'on fait bien ou pas. En l’occurrence, en entreprise, ce n'est jamais simple. Tout n'est pas tout noir ou tout blanc... prendre une décision, c'est accepter cette part de doute qui fait qu'entre le noir et le blanc, le nombre de nuances est infini. Bref, ci-dessous, vous trouverez une liste, probablement non exhaustive, de (bonnes) raisons pour douter.

Aller au delà...

Quelqu'un qui en un instant n'a aucun doute sur une idée, une décision ou un acte agit généralement dans la précipitation. Douter, c'est savoir se remettre en question, consulter des tiers, partager ses doutes pour petit à petit s'approcher d'une conviction qui se transformera en décision. Et, bien souvent, le concept final est bien différent du concept initial. Celui ou celle qui prétend, seul(e) détenir la vérité est soit aveugle, soit idiot. Et parfois, comme avec l'histoire d'Apple, le doute peut venir de façon inattendue mais êtes source de succès tout aussi inattendus !

Réduire la marge d'erreur

Douter, c'est également envisager l'échec. En toute chose dans la vie, l'échec est une option et, d'une certaine manière, heureusement... il y a du suspens. Mais le doute, lorsque l'on parle de la probabilité non nulle de connaitre l'échec à une double vertu :

1- le doute permet de regarder la problématique sous tous ses angles et d'évaluer les risques... et peut-être d'en réduire leur impact

2- douter permet de prendre conscience que l'échec est une option. Et, croyez-moi, en cas d'échec, le fait de l'avoir envisagé permet d'encaisser le choc de façon beaucoup plus aisée.

Savoir convaincre

je crois que l'une des choses qui m'énerve le plus dans la vie, personnelle ou professionnelle d'ailleurs, ce sont les gens qui affirment quelque chose et, lorsqu'on leur demande "pourquoi affirmes-tu cela" leur seule réponse est : "parce ce que" ! A aucun moment les personnes n'ayant aucun doute n'envisagent la possibilité qu'il faille convaincre avec des arguments précis. A contrario, douter permet de se préparer à répondre à ces objections; en les anticipant de façon objective. Plus on a douté avant de prendre une décision plus notre capacité à convaincre que c'est la bonne sera forte.

Savoir décider

"Le doute et la peur sont les auxiliaires des grandes initiatives" a écrit Amélie Nothomb dans "l'hygiène de l'assassin". Sans douter, pourquoi bouger ? Pourquoi changer ? Après tout, si je suis absolument certain que tout va bien, il n'y a aucune raison à ce que j'innove, que je cherche de nouvelles pistes. Le doute est source de créativité et, in fine, de nouvelles décisions.

Conclusion

Il est clair que de ne jamais douter doit-être confortable. Cependant, dans la vie professionnelle, je suis assez profondément convaincu que le confort nous endort. Se remettre en question de temps en temps, challenger ses choix, douter... c'est cela qui nous fait progresser. Et quand je parle de progresser, je ne pense pas nécessairement à obtenir des promotions ou à changer de métier mais tout simplement à améliorer son bien-être en transformant ces doutes en quasi-certitudes permettant de réduire son stress. Aaaaaaah que l'âme humaine est complexe ! C'est peut-être pour cela, aussi, que nous l'aimons tant !

Gaël Chatelain ​​ ​​​​


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