5 conseils pour se sentir bien au quotidien au travail.



Vous savez, j'ai la grande chance grâce à mon métier de rencontrer un grand nombre de personnes. Des managers, des managés, des indépendants, des entrepreneurs etc etc. Un grand nombre de ces personnes ont une chose en commun : le doute ! Au delà des vertus de ce doute (j'y ai consacré un article entier) , force est de constater que ce dernier peu parfois paralyser, au sens quasiment littéral du terme.

Loin de moi l'idée de prétendre que j'ai toujours une énergie digne d'un marathonien mais j'ai développé au cours des années (eeeeeh oui, c'est papy qui vous parle) qui font qu'il en faudrait beaucoup pour m'abattre. des échecs, j'en ai connu, beaucoup, des erreurs, je n'ai plus assez des doigts doigts de la main et de mes orteils pour les dénombrer... et pourtant, je me lance toujours dans des paris plus ou moins fous sans que la peur de l'échec me paralyse. Comment ? Voilà 5 conseils pour y arriver :

1- Je suis forcément le con de quelqu'un

Je sais, ça peut saper le moral mais nous ne sommes ni des génies, ni des forces de la nature, ni infaillibles. Le fait d'assumer ce fait permet grandement de relativiser le regard des gens sur vos actions. Et non, plaire à tout le monde, tout le temps, n'est pas possible. Le seul moyen d'être totalement consensuel : ne rien faire. Bon... à force de ne rien faire, la dépression peut guetter tout de même. Mais à l'inverse, trop prêter attention à l'opinion d'autrui peut finir par nous paralyser. Assumer nos imperfections est plutôt un bon moyen pour commencer à se renarcissiser.

2- L'échec est une option

Dès que vous attaquez quelque chose d'ambitieux, posez-vous cette simple question : que se passe t'il si j'échoue et je ferai quoi dans ce cas ? Anticiper l'échec permet d'aborder les choses de façon beaucoup plus sereine en relativisant, en prenant de la distance. Que ce soit pour faire un boeuf stroganoff ou lancer votre dernière idée de Start-up, je ne pense pas que l'on puisse réussir sereinement sans envisager que l'on puisse rater... et apprendre de cet échec.

3- Je suis quelqu'un de bien

Je sais, cette notion d'être quelqu'un de bien est un concept assez subjectif. Cela étant dit, je crois que dans un grand nombre de cas, les gens sont des gens globalement bien. Bien sûr, nous avons toutes et tous nos petits défauts mais globalement, comparé à quelques monstres que ne citerait pas, tout va bien. "Quand je me regarde je me fais peur, quand je me compare, je me rassure" disait Talleyrand. J'en ai fait un art de vivre et, croyez moi sur parole, ça fonctionne pas mal pour aller de l'avant sans se focaliser sur ses défauts.

4- Prenez le temps

En retard sur tout ? Débordé(e) ? Ne cédez jamais à la panique. Ce qui est paradoxal quand nous sommes débordés, c'est que nous voulons tout faire, en même temps... et bien. Au lieu de cela, il faut se poser, calmement, écrire tout ce qui doit être fait, classer par ordre d'importance et faire chaque tache, les unes après les autres. Pour donner une image : si vous avez 20 dossiers sur votre bureau et que vous les traitez tous en même temps, à la fin de la journée, vous aurez toujours 20 dossiers sur le bureau. Si vous décidez de les traiter les uns après les autres, à la fin de la journée, vous en aurez 18... ou 15 mais surtout, vous aurez le sentiment d'avoir avancé, d'avoir réduit de façon visible votre retard.

5 - Mon travail n'est pas ma vie

Mis à part quelques métiers bien spécifiques, nous ne sauvons pas de vie. Franchement, peu d'entre nous ne changerait rien à sa vie professionnelle s'il ou elle gagnait 50 millions d'euros au Loto. Notre travail n'est là "que" pour payer nos loisirs, nos appartements et nos charges. Bien entendu, si ce travail est intéressant, c'est mieux, mais il est essentiel de le mettre à sa juste place. Il est très, très rare que je pense à mon travail quand la journée est finie, même quand j'étais en entreprise. Et ce quiet intéressant c'est que de plus en plus, la vie professionnelle empiète sur notre vie personnelle grâce au numérique, mais l'inverse n'est pas vrai : vous ramenez du repassage au bureau vous ? Il est urgent d'intégrer cette impérieuse nécessité de déconnecter de façon réelle de façon quotidienne, comme nous le faisions avant l'explosion du numérique (eeeeeh oui, papy revient). Nous atteignons 10% de la population active qui a ou va faire un burn-out... c'est ce que je crois pouvoir appeler une urgence.

CONCLUSION

Alors je sais bien ce que vous allez me dire : si c'était la recette magique pour être heureux, ça serait trop facile. Sauf que moi, je ne vous parlerai jamais de bonheur. Le bonheur est une quête éternelle alors que le bien-être est un état. Apprendre à relativiser, à parfois être moins exigeant vis à vis de soi, à moins prêter attention de façon systématique au regard des autres, je vous assure, ça détend. C'est cette nécessaire prise de distance qui vous permettra de sortir le nez du guidon et de pouvoir consacrer plus d'énergie à des choses qui comptent vraiment pour vous. Je ne sais pas pour vous mais la valeur de ma vie personnelle est largement supérieure à celle de ma vie professionnelle... et pourtant, je consacre plus de temps à la première qu'à la seconde. Pas le choix. Mais au delà du temps, c'est avant tout une question d'énergie, vitale et cérébrale que l'on consacre au deux qui nous permettent de trouver le bon équilibre.


Gaël Chatelain

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