Coronavirus : le positif que nous allons en tirer



Bien, c’est une évidence, nous allons vivre avec cette épidémie pendant des semaines, si ce n’est des mois. Sachant cela, nous avons le choix entre deux comportements :


1- Nous terrer chez nous, paniqués, et croiser les doigts pour que cela passe vite

2- Utiliser cette période pour faire évoluer durablement certains comportements


Je suis de ceux qui pensent qu’il faut toujours tirer du positif d’expériences négatives. Cette épidémie n’échappe pas à la règle. Je suis profondément convaincu que si nous y mettons du notre, une fois passée, il restera des traces positives de celle-ci.


1-   Réduction du nombre de réunions

Et oui, nous aimons les réunions. Un salarié français passe en moyenne 24 jours de 24 heures par an en réunion. Mais ce qui semblait être devenu un passe-temps apprécié depuis des années est devenu un potentiel traquenard idéal pour transmettre ses miasmes. Moins nombreuses, plus courtes, moins de participants, beaucoup d’entreprises réduisent drastiquement le nombre des réunions en présentiel, privilégiant les échanges téléphoniques ou les vidéo-conférences.


Qui ne se plaint pas d’avoir trop de réunion dans sa journée ? Et bien sur ce coup, grâce au CoronaVirus, nous allons constater de façon factuelle qu’une entreprise peut fonctionner sans multiplier le nombre de réunions.


2-   Augmentation du télétravail

Seules 16% des entreprises ont mis en place des accords de télétravail alors que ce dernier est plébiscité par plus de 70% des salariés. Le mouvement vers plus de télétravail est réel depuis quelques années, mais il est lent. Là, plus le choix. C’est soi télétravail, soi chômage technique. Dans la réalité, mais également dans l’inconscient collectif, le télétravail est une solution qui est bonne pour la santé, mais qui, de plus, n’impacte pas la productivité des salariés. Le coronavirus donne une formidable opportunité aux DRH pour étudier l’impact du télétravail sur l’entreprise et de pouvoir se servir de ces données une fois l’épidémie passée pour accélérer le mouvement.


3-   Remise en cause d’une certaine forme de mondialisation

Le temps où délocaliser une production à l’autre bout du monde histoire d’optimiser ses marges serait-il derrière nous ? Et oui, nos économies sont devenues interdépendantes, jusqu’au cynisme absolu puisque certains industriels pharmaceutiques français s’inquiètent de ne plus pouvoir produire de médicaments puisqu’ils ont délocalisé leur production… en Chine. Apple n’est plus en mesure de fournir les iPhones de remplacement… tous produits en Chine.


Bref, cette épidémie va nécessairement poser la question d’une nouvelle forme de mondialisation qui ne sera pas un repli sur soi, mais probablement un raisonnement continent par continent intégrant la probabilité que ce genre d’épisode épidémique se reproduise de plus en plus souvent.

"Il est faux de croire que l'échelle des craintes correspond à celle des dangers qui les inspirent. On peut avoir peur de ne pas dormir et nullement d'un duel sérieux, d'un rat et pas d'un lion." Marcel Proust

4-   L’Homme peut agir sur l’environnement

Je dois bien avouer, je me sentais un peu désemparé avant cet épisode en ce qui concerne la protection de la planète. J’avais le sentiment qu’il était trop tard, que le mal était fait. Et bien grâce à l’épidémie (et cette photo de la Nasa montrant l’évolution, en un mois, de la pollution au Dioxyde d’Azote au-dessus de la Chine), nous avons une preuve indiscutable que nous pouvons agir. En changeant nos comportements, nous pouvons avoir un impact important sur la planète et ce, à très court terme ce qui est une nouvelle tout bonnement incroyable, et bonne !




5-   Réduction de l’impact des épidémies à venir

Je ne sais pas vous, mais personnellement, je ne me suis jamais autant lavé les mains. Je le sais, il y a de grandes chances que j’attrape le coronavirus et ça ne m’inquiète pas plus que ça, n’étant pas dans l’une des catégories dites « à risque ». Statistiquement, ayant moins de 50 ans, n’ayant pas de pathologie particulière et étant plutôt en très bonne santé, la probabilité que je passe de vie à trépas à cause du Corona est aussi faible qu’avec une grippe. Et pourtant, je me protège beaucoup, beaucoup plus. Ouvrir une porte avec les mains ou tenir la barre dans le métro, c’est fini pour moi ! Certaines de ces habitudes vont sans aucun doute demeurer après la fin de cet épisode, ce qui aura sans aucun doute un impact sur la prochaine épidémie de grippe saisonnière et de gastro.


Alors, faut-il se réjouir de cette épidémie ? Non, bien entendu, la vie aurait été plus douce sans celle-ci. Mais tout cela me fait penser à ce qui m’est arrivé avec mon scooter. Il y a trois ans, j’ai eu un gros accident. Rien de dramatique, je m’en suis sorti avec quelques bleus et des douleurs passagères. Cela étant dit, j’ai pris ça comme un avertissement. Peut-être que la prochaine fois, ça sera beaucoup plus grave. C'est pour cette raison que j'ai revendu mon scooter.


Et bien cette épidémie, j’en suis convaincu, c’est à la fois un avertissement et un accélérateur de prise de conscience. Le coronavirus, ce n’est pas Ebola qui tue entre 60 et 90% des personnes qui l’ont contracté. La période que nous traversons ne va pas être simple, et j’en parle en connaissance de cause en tant que conférencier qui a vu 90% de ses interventions annulées en 3 jours, mais nous en tirerons du bon et du positif, au niveau individuel et global.


Gaël Chatelain-Berry


Pour aller plus loin :

1- Les 5 secrets de la motivation au travail

2- 5 astuces pour rester positif, même quand on a tout pour avoir le moral dans les chaussettes


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