Comment gérer ses échecs ?


https://www.instagram.com/demaincommenceaujourdhui/

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Réussir, c’est savoir tomber 7 fois et se relever 8. Je trouve que ce proverbe japonais résume assez bien la thématique de cet article et pourtant, pour beaucoup, le sujet de l’échec est totalement tabou, tout du moins dans notre pays puisque contrairement à nous, la culture anglo-saxonne intègre totalement la notion d’échec comme étant normale, voire nécessaire.


Oui, nous souffrons du culte de la perfection et chaque échec est souvent vécu comme une remise en question de ses qualités propres. Ayant moi-même connu un certain nombre d’échecs dans ma carrière, ce n’est pas moi qui vais vous vendre le fait que de se planter est un bonheur incroyable renouvelé à chaque fois, non ! Un échec, ce n’est pas agréable, cela ne fait pas plaisir… mais quand cela arrive, il n’y a que deux possibilités :

1- Se lamenter et faire un petit coup de déprime

2- Essayer d’en faire quelque chose de positif.


Une fois ce poncif posé… concrètement, comment fait-on ?


1- Rationnaliser les conséquences de l’échec

Bien souvent, nous grossissons l’impact d’un échec. Non, ce n’est pas parce que je n’ai pas eu ce super job que ma vie professionnelle est finie.


Connaitre un échec nous envoie une émotion négative, c’est évident. Le problème c’est qu’une émotion négative a trois fois plus d’impact qu’une émotion positive. J’ai toujours aimé cette phrase d’un directeur créatif de Spotify qui disait que si on lui faisait 100 compliments dans la journée et un reproche… il ne retiendrait QUE le reproche.


Plus l’échec est grand, plus l’émotion négative va prendre de la place dans notre cerveau et il est urgent de faire une pause afin de rationaliser notre échec au lieu de, petit à petit, assombrir l’ensemble du tableau. Cela vous est probablement arrivé d’avoir le sentiment que l’échec que vous venez de connaître va impacter l’ensemble de votre vie… c’est objectivement rarement le cas.


Il m’est arrivé de me faire licencier et ce n’est objectivement pas agréable, mais quand j’ai réalisé que j’avais fini par me définir entièrement autour de cette expérience désagréable, j’ai compris qu’il était temps de dire « stop ». Non, le fait que je me sois fait licencié ne voulait pas dire que je ne valais rien en tant que personne, que ma vie était finie.


En fait, ce qui m’avait fait mal, c’était cette blessure à l’égo… rien de plus. J’avais toujours un toit, ma famille, mes amis, mes passions et ce licenciement ne remettait rien de tout cela en cause. Il m’aura fallu un temps pour me recentrer sur le positif dans ma vie pour mieux gérer le négatif qui n’était, finalement, QUE du travail, rien de plus.


2- Comprendre les raisons de l’échec

Non, l’univers ne se ligue pas contre nous et nous avons toujours, absolument toujours une part de responsabilité dans notre échec. Certes, dans quelques situations, nous subissons une réalité, mais notre tendance naturelle à nous transformer en Caliméro est une réalité; c’est tellement plus simple.


Dans un échec, qu’il soit personnel ou professionnel, les facteurs explicatifs sont toujours multiples et nous avons toujours un rôle à y jouer, qu’il soit petit ou grand. Un exemple ? Vous passez un entretien de recrutement pour le job de vos rêves. Vous pensez avoir réussi celui-ci et, quelques jours plus tard… patatra, vous n’êtes pas retenu.


Injuste ? Le recruteur est totalement nul de ne pas avoir su à quel point vous étiez la personne idéale ? Peut-être… mais pas que. Il est possible que vous n’ayez pas été en empathie avec le recruteur, ou que vous n’ayez pas dis les bons mots, ceux que le recruteur attendait… ce n’est pas de votre faute dans l’absolu, mais vous auriez peut-être pu lui demander ? Il est essentiel que vous appeliez ce recruteur, ou que vous lui écriviez pour comprendre le pourquoi de ce refus. Pas pour le faire changer d’avis, il faut que vous soyez clair en la matière… mais pour vous permettre de progresser.


La frustration de l’échec nous bloque dans le passé, l’acceptation de celui-ci nous projette dans l’avenir !


“L'échec est le fondement de la réussite.” Lao Tseu

Tout est question d’équilibre en fait. Autant blâmer ce recruteur de tous les maux est inutile, autant vous dévaloriser et prendre l’entièreté de la responsabilité de l’échec ne vous aidera pas plus. C’est exactement comme dans 99% des cas de divorces dans la vie personnelle… les torts sont toujours partagés, quand bien même les parties n’en sont pas convaincues.


3- Apprendre de cet échec et… rebondir !

Accepter ses échecs, c’est se tourner vers l’avenir comme je le disais plus haut. Je dirais même mieux, je crois qu’il faut apprendre à aimer ses échecs car comme le disait Nelson Mandela, « je ne perds jamais, soit je gagne, sois j’apprends ».


Et c’est grâce à cet apprentissage que l’étape d’après sera peut-être couronnée de succès, ou celle d’après encore, peu importe. Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a que les personnes qui ne font jamais rien qui ne connaissent pas l’échec. Saviez-vous qu’un bébé, pour apprendre à faire 3 pas allait tomber 2 000 fois en moyenne. Mais il ne commet jamais la même erreur. Le processus de la marche est extrêmement complexe et il suppose un très grand nombre de compétences, probablement 2 000 justement. À chaque chute, il apprend, il corrige, fait une autre erreur, recommence… jusqu’à y arriver.


Imaginez-vous un seul bébé sur cette planète qui, au bout de la 1 999ième chute se découragerait et se dirait « nan, vraiment, la marche, c’est trop compliqué, j’arrête d’essayer et je vais m’acheter des roulettes » ? Non… bien sûr. Eh bien de temps à autres, dans nos vies, il serait peut-être bon que nous nous rappelions de cette fantastique énergie et optimisme que nous avions quand nous étions bébé.


CONCLUSION

En fait, la clé est sans aucun doute de croire en nous. De nous dire que nous pouvons y arriver, sans pour autant nous déprécier si ce n’est pas le cas. Je le dis souvent, nul n’est Wonderwoman ou Superman, et ce n’est pas grave. Je sais, au-delà de notre gestion personnelle de l’échec, il est parfois compliqué de gérer le regard de l’autre, voire de la société.


Eh bien justement, plus vous serez en mesure d’expliquer en quoi cet échec a en fait été une chance pour vous, plus le regard des gens se transformera d’une gentille compassion à l’admiration. La résilience est une force et, bonne nouvelle… elle peut se travailler, croyez-moi, vous parlez à un expert.


Et vous, êtes-vous résilient.e ? Pour le savoir, vous pouvez passer ce test gratuit qui vous le dira.


Gaël Chatelain-Berry


Pour aller plus loin :

1- Comment devenir résilient en toute circonstance ?

2- Et si vous commenciez par être bienveillant.e… avec vous-même ?



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