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Le travail n’est pas toute votre vie : pourquoi remettre les choses à leur juste place

Dernière mise à jour : 21 déc. 2025


Se rappeler que le travail est important, mais qu’il ne dit pas tout de qui nous sommes.
Se rappeler que le travail est important, mais qu’il ne dit pas tout de qui nous sommes.

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C’est une phrase simple, presque évidente en apparence. Le travail n’est pas toute notre vie. Et pourtant, dans les faits, beaucoup vivent comme si tout se jouait là. Comme si la valeur personnelle, la reconnaissance, l’estime de soi dépendaient en grande partie de ce qui se passe au travail. Une remarque professionnelle peut gâcher un week-end. Un mail resté sans réponse le vendredi peut occuper l’esprit pendant des heures. Non parce que nous le voulons vraiment, mais parce que tout nous pousse à laisser le travail envahir le reste.


Quand le travail devient un prisme

Discours ambiants, comparaisons permanentes, réseaux sociaux, objectifs chiffrés, injonctions implicites, messages envoyés le week-end… Petit à petit, sans même s’en rendre compte, le travail devient un prisme à travers lequel nous regardons tout le reste. Le problème n’est pas d’aimer son travail ni de s’y investir. Le problème apparaît lorsque le travail devient l’endroit principal où nous nous autorisons à exister pleinement, au point que tout le reste passe au second plan.


Confondre implication et identité

Nous confondons souvent implication et identité. Parce que nous faisons bien notre travail, nous pensons que cela dit quelque chose de fondamental sur qui nous sommes. Et inversement, lorsque le travail va mal, nous avons l’impression que c’est nous qui allons mal. Comme s’il était impossible d’exister indépendamment de ce rôle professionnel. Pourtant, le travail n’est qu’un rôle parmi d’autres. Important, structurant, parfois central à certaines périodes, mais jamais total.


Ce que le travail ne dit pas de vous

Vous êtes aussi parent, ami, compagnon ou compagne, sœur ou frère, passionné, rêveur, quelqu’un qui doute, qui apprend, qui se trompe, qui aime. Tout cela existe en dehors d’une fiche de poste. Si cette idée est parfois difficile à accepter, c’est parce que le travail offre quelque chose de très rassurant. Des règles claires, des objectifs mesurables, des résultats visibles, une reconnaissance souvent plus immédiate que dans la vie personnelle, plus floue, plus lente, moins quantifiable.


Le prix à payer quand tout repose sur un seul pilier

Lorsque le travail devient toute la vie, chaque difficulté prend des proportions démesurées. Une remarque devient une remise en cause personnelle. Une erreur devient une faute morale. Un échec devient une preuve d’incompétence globale. Nous ne vivons plus une situation, nous nous confondons avec elle. Certaines personnes s’effondrent au moindre accroc professionnel, non par faiblesse, mais parce que tout leur équilibre repose sur un seul pilier. Et lorsqu’il vacille, tout tremble.


Remettre le travail à sa juste place

Remettre le travail à sa juste place ne signifie ni renoncer à l’ambition ni devenir indifférent. Ce n’est pas moins bien faire, c’est au contraire se donner une chance de durer. Une carrière est faite de hauts et de bas. Plus le travail porte seul le poids de l’identité, plus chaque période difficile devient dangereuse émotionnellement. Le travail fait partie de la vie, mais il n’en est pas le centre absolu. Il est un chapitre, pas le livre entier.


Créer de l’espace intérieur

Changer ce regard transforme beaucoup de choses. Le stress, le rapport à l’échec, la manière de se parler intérieurement. Un exercice simple peut aider. La prochaine fois qu’une situation professionnelle se passe mal, poser cette question calmement. Est-ce que cela définit vraiment qui je suis ? Est-ce que cela dit toute ma valeur ? Ou est-ce simplement un événement professionnel parmi d’autres dans une vie bien plus large ? Cette question ne minimise pas ce qui est vécu. Elle le remet à sa place et, souvent, cela suffit déjà à respirer un peu.


Le week-end comme rappel essentiel

Le week-end est un moment idéal pour faire ce pas de côté. Pas pour analyser ni optimiser. Juste pour se souvenir. Se souvenir que l’on existe en dehors des emails, des dossiers, des réunions. Que la valeur personnelle ne disparaît pas quand l’ordinateur se ferme. Le travail n’est pas toute la vie, et c’est une excellente nouvelle. Cela signifie que lorsque le travail va mal, tout n’est pas perdu. Et lorsque le travail va bien, tout n’est pas gagné non plus. Il reste de la place pour l’essentiel.


Conclusion

Le travail est important, mais il n’a pas vocation à porter tout le poids de l’identité. Plus sa place est juste, plus la personne se protège. Et paradoxalement, plus la relation au travail devient saine, stable et durable. Comme l’écrivait la philosophe Hannah Arendt : « Le travail donne à l’homme sa place dans le monde, mais il ne lui donne pas le sens de sa vie. » Le travail structure et organise, mais le sens se construit ailleurs aussi, dans ce que nous sommes au-delà de ce que nous produisons.… mais surtout, avant toutes choses : prenez soin de vous.


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