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Ce moment du dimanche où tout bascule

Dernière mise à jour : 29 déc. 2025


Ce moment où le travail commence à envahir l’espace mental, alors même qu’il n’exige encore rien.
Ce moment où le travail commence à envahir l’espace mental, alors même qu’il n’exige encore rien.

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Il est souvent discret.Presque silencieux.

Le dimanche se déroule plutôt bien. Vous avez ralenti, pris du temps, vu des proches ou simplement respiré un peu plus lentement que le reste de la semaine. Et puis, sans prévenir, quelque chose change. Pas un événement précis. Pas une pensée claire. Juste une sensation diffuse.

Le lundi commence à pointer le bout de son nez.


Les emails. Les réunions. Les dossiers laissés en suspens le vendredi en fin d’après-midi. Et très souvent, ce qui se passe à ce moment-là est presque automatique. Nous quittons le dimanche alors qu’il n’est pas encore terminé. Nous commençons à penser à demain, puis à après-demain, puis à tout ce qui pourrait mal se passer.

Résultat : le dimanche soir est gâché. Le sommeil devient plus léger. La nuit est moins réparatrice. Et le plus frustrant, c’est que le lundi n’a pas encore commencé.


Le travail commence déjà à empiéter sur la vie personnelle, alors même qu’il n’exige encore rien.


Ce n’est ni un manque de volonté, ni un défaut

De vous à moi, ce phénomène est extrêmement courant. Je l’ai vécu pendant des années. Et surtout, il ne dit rien de votre caractère.


Ce n’est pas un manque de volonté.Ce n’est pas un défaut.


C’est un mécanisme très humain.


Notre cerveau déteste l’incertitude. Il préfère anticiper, même négativement, plutôt que de rester dans un espace flou. Il prépare, il alerte, il projette. C’est ce que l’on appelle parfois notre cerveau le plus archaïque, celui qui cherche avant tout à nous protéger.


Le problème, c’est qu’à la fin du dimanche, cette anticipation n’est pas neutre. Elle nous fait quitter un temps de repos qui n’est pas encore terminé. Et ce n’est pas un détail.


La vraie question n’est donc pas d’empêcher ces pensées d’arriver. Soyons honnêtes, c’est quasiment impossible. La vraie question est : que faisons-nous quand elles arrivent ?


Quand les pensées prennent toute la place

Très souvent, nous leur donnons tout l’espace. Nous les laissons s’installer. Nous les nourrissons. Et petit à petit, elles envahissent toute la soirée.


Pourtant, nous pourrions faire autre chose.


Il ne s’agit pas de lutter. Ni de se dire qu’il ne faudrait pas penser au travail. Il s’agit plutôt de changer de posture intérieure. De se rappeler une chose simple et très factuelle : le lundi n’exige encore rien de vous.

Rien n’est à faire ce soir. La réunion qui vous angoisse n’a pas lieu aujourd’hui.Aucune décision ne doit être prise maintenant.Aucun problème ne sera résolu un dimanche à 22 heures.


Penser au lundi ne vous rend pas plus efficace. Cela ne vous prépare pas mieux. Cela vous fatigue simplement plus tôt.

Est-ce vraiment ce que vous voulez faire de votre dimanche soir ?


Le repos commence avant que tout soit réglé

Il y a une idée essentielle à garder en tête. Le repos ne commence pas quand tout est réglé. Il commence quand nous acceptons que tout ne le sera pas.


Le dimanche soir n’est pas une salle d’attente du lundi. C’est un temps à part entière. Un temps qui a le droit d’exister jusqu’au bout.


Profiter de son dimanche à 100 %, ce n’est pas oublier le travail. C’est accepter que le travail reprendra demain. Pas maintenant.


C’est se dire intérieurement : ce soir, je n’ai rien à prouver. Je n’ai rien à anticiper. J’ai simplement le droit d’être là.

Et si ce simple déplacement changeait tout ?


Créer un rituel pour protéger sa soirée

Parfois, cela passe par quelque chose de très concret. Créer un rituel du dimanche en fin d’après-midi ou en début de soirée.

Regarder un film.Préparer un dîner que vous adorez.Lire un livre que vous aimez.Discuter avec quelqu’un qui vous fait du bien.

Peu importe le contenu. Ce qui compte, c’est la régularité. À partir de 17 h, avoir une routine claire permet de ne pas laisser les pensées du lundi envahir tout l’espace.


Et quand elles arrivent, inutile de les chasser. Il suffit parfois de leur dire intérieurement : « Oui, je t’ai vue. Tu peux attendre demain. »


Ce n’est pas de la fuite. C’est une forme de respect pour soi.

Je peux vous assurer que ces rituels, je les applique depuis des années. Et ils fonctionnent.


Comprendre ce qui se joue en nous

Pour terminer, j’aimerais revenir sur une citation qui éclaire particulièrement bien ce moment du dimanche soir.

Søren Kierkegaard, philosophe danois du XIXᵉ siècle, écrivait :« L’angoisse est le vertige de la liberté. »

Pourquoi cette phrase est-elle si juste ici ? Parce que le dimanche soir, ce vertige apparaît souvent lorsque nous faisons face à un espace encore libre. Un moment où rien n’est imposé. Et où notre esprit préfère parfois se remplir d’angoisse plutôt que d’accepter le vide.


Même si ce vide nous ferait un bien fou.

Reconnaître cela, ce n’est pas se juger. C’est simplement comprendre ce qui se joue en nous. Comprendre que cette inquiétude n’est pas une faiblesse, mais une réaction humaine face à la liberté.


Et si, ce dimanche, vers 17 h ou un peu plus tard, cette sensation revient, rappelez-vous une chose simple : vous n’êtes pas en retard. Vous n’êtes pas en faute. Vous êtes simplement humain.

Le lundi viendra quoi qu’il arrive. Et vous y ferez face comme vous l’avez toujours fait.


Conclusion

Le dimanche soir mérite mieux que d’être sacrifié sur l’autel du lundi. Il mérite d’exister jusqu’au bout, sans anticipation inutile, sans pression déplacée.

Vous avez encore ce soir.Encore ce temps.Encore cet espace.

Et il vous appartient.

… mais surtout, avant toutes choses : prenez soin de vous.



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