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Collègues agaçants : les 4 comportements qui énervent le plus au travail

il y a 4 jours
5 min de lecture


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Le collègue qui se plaint en permanence, celui qui ne tient jamais ses promesses, celui qui sait toujours tout ou celui qui ne donne jamais un coup de main : nous les reconnaissons immédiatement. Dans un sondage réalisé auprès de plus de 2 500 personnes sur LinkedIn, ces quatre comportements ressortent clairement parmi les plus agaçants au travail. Mais une question est beaucoup plus inconfortable : sommes-nous absolument certains de ne jamais être, nous aussi, ce collègue que les autres ont parfois du mal à supporter ?

Avec 44 % des réponses, le collègue qui se plaint tout le temps arrive très largement en tête du sondage. Pourtant, se plaindre occasionnellement n’a rien d’anormal. Nous avons tous besoin d’exprimer une frustration, de raconter une mauvaise journée ou simplement de dire que quelque chose ne fonctionne pas. Le problème apparaît lorsque la plainte cesse d’être ponctuelle pour devenir une manière habituelle d’entrer en relation avec les autres.


Chaque nouveau projet commence alors par « oui, mais… », chaque réunion par ce qui ne va pas et chaque changement par les raisons pour lesquelles il risque d’échouer. La personne concernée ne cherche pas nécessairement à nuire : elle peut traverser une période difficile ou ne pas savoir exprimer autrement son inconfort. Mais une question mérite d’être posée à chacun d’entre nous : nos collègues connaissent-ils parfois notre réaction avant même que nous ayons ouvert la bouche ?


La fiabilité rassure

Ne pas tenir ses promesses arrive en deuxième position avec 22 % des réponses. C’est probablement le comportement le moins spectaculaire des quatre, mais peut-être l’un des plus coûteux pour une équipe. Lorsqu’une personne ne fait régulièrement pas ce qu’elle avait annoncé, ses collègues apprennent progressivement à vérifier, relancer et parfois même à prévoir une solution de secours.


La fiabilité possède cette particularité d’être presque invisible lorsqu’elle existe et extrêmement visible lorsqu’elle disparaît. Personne ne reçoit une médaille pour avoir envoyé un document à la date promise ou rappelé un client comme prévu. Pourtant, la confiance quotidienne repose largement sur cette accumulation de petites promesses tenues. La vraie question n’est donc pas seulement de savoir si nous sommes compétents, mais si nos collègues savent qu’ils peuvent réellement compter sur notre parole.


Tout savoir agace

Le collègue qui « sait toujours tout » recueille 20 % des réponses. Le paradoxe est intéressant : posséder beaucoup de connaissances devrait théoriquement constituer une formidable ressource pour une équipe. Ce qui agace n’est généralement pas le savoir lui-même, mais la manière dont il est utilisé : couper la parole pour rectifier un détail, transformer chaque discussion en démonstration ou arriver avec des certitudes lorsque les autres essaient encore de réfléchir.


Derrière cette attitude peut parfois se cacher un besoin très fort de démontrer sa compétence. Comme je l’écris dans Mon collègue est nul, mais je le soigne, celui qui sait tout peut aussi chercher à rassurer sa propre insécurité en montrant continuellement ce qu’il maîtrise. Un test très simple permet de s’interroger : à quand remonte la dernière fois où nous avons dit spontanément à un collègue « je ne sais pas » ou « tu as raison, je n’avais pas pensé à ça » ?


L’entraide se remarque

Enfin, 13 % des répondants désignent le collègue qui ne donne jamais un coup de main. C’est le résultat le plus faible du sondage, mais il ne faut pas pour autant le négliger. Une équipe repose aussi sur ces moments où quelqu’un sort temporairement de son strict périmètre pour aider un collègue confronté à une difficulté ou à une surcharge.


Là encore, les intentions peuvent être très différentes de la perception. Une personne peut être débordée, penser qu’on ne souhaite pas son aide ou craindre d’être intrusive. Mais ses collègues voient surtout qu’elle n’est pas présente lorsque la situation devient difficile. Les collectifs se construisent aussi sur une sorte de mémoire informelle : nous nous souvenons longtemps des personnes qui étaient là lorsque nous avions réellement besoin d’elles.


Regarder le miroir

Ces quatre comportements possèdent finalement un point commun : nous les détectons beaucoup plus facilement chez les autres que chez nous-mêmes. La raison est assez simple. Nous connaissons parfaitement le contexte de nos propres comportements : si nous nous plaignons, nous savons pourquoi ; si nous avons oublié une promesse, nous connaissons la semaine infernale qui l’explique ; si nous corrigeons quelqu’un, nous savons que notre intention était simplement d’aider.


Pour les autres, nous disposons beaucoup moins de ce contexte. Nous observons essentiellement le comportement et ses conséquences. C’est pourquoi le meilleur usage de ce sondage n’est peut-être pas de mettre immédiatement quatre visages de collègues sur ces quatre catégories. Il consiste à se demander, même quelques secondes, laquelle pourrait parfois nous concerner. Non pour culpabiliser, mais parce qu’identifier un comportement que nous pouvons modifier reste beaucoup plus utile que de passer notre journée à espérer que tous nos collègues changent.


Conclusion

44 % pour celui qui se plaint tout le temps. 22 % pour celui qui ne tient pas ses promesses. 20 % pour celui qui sait toujours tout. Et 13 % pour celui qui ne donne jamais un coup de main.

Il serait évidemment tentant de terminer cette lecture en attribuant chacune de ces catégories à quelqu’un de notre entourage professionnel. C’est même probablement ce que notre cerveau a commencé à faire dès les premières lignes.

Mais le véritable intérêt de ces résultats se trouve ailleurs. Peut-être avons-nous tous, selon les périodes et les situations, une petite part de ces quatre collègues en nous.


Nous pouvons nous plaindre un peu trop. Promettre quelque chose et oublier de le faire. Vouloir montrer que nous savons. Être tellement absorbés par notre propre travail que nous ne voyons plus qu’un collègue aurait besoin d’aide. La différence ne se situe peut-être pas entre les collègues agaçants et les autres. Elle se situe entre ceux qui finissent par prendre conscience de l’effet qu’ils produisent sur leur entourage et ceux qui ne se posent jamais la question.

Alors, avant de penser à votre collègue le plus pénible, essayez une autre question : « Et moi, qu’est-ce que je fais parfois qui peut agacer les autres ? »


La réponse sera peut-être légèrement inconfortable. Mais elle sera probablement beaucoup plus utile.



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Avec Bob sur scène

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