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Comment apaiser le dimanche soir et éviter qu’il soit envahi par le lundi

  • il y a 2 jours
  • 3 min de lecture


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Le dimanche soir peut devenir un moment de tension diffuse, envahi par les pensées du lundi. En créant des rituels simples, des frontières claires et des moments agréables, il est possible d’apaiser cette pression et de redonner au dimanche sa vraie place.

Le dimanche soir est un moment étrange. La journée n’est pas terminée, mais elle commence déjà à se refermer. Une légère tension peut apparaître sans prévenir. Ce n’est pas forcément une angoisse franche, plutôt une pensée persistante. Un mail à envoyer demain, une réunion à neuf heures, une discussion restée en suspens. Et doucement, le travail s’invite dans votre salon.


Ce glissement est subtil. Vous êtes encore chez vous, mais mentalement déjà un peu ailleurs. La semaine commence à s’installer avant même d’avoir commencé. Le problème n’est pas la pensée en elle-même. Le problème, c’est l’espace qu’elle finit par occuper. Et si le dimanche devenait anxiogène simplement parce qu’il n’est pas symboliquement fermé ?


Ne pas lutter contre les pensées, les accueillir

La première tentation est souvent de vouloir forcer l’oubli. Se dire qu’il ne faut pas penser au travail. Pourtant, plus vous essayez de ne pas y penser, plus la pensée revient. C’est mécanique. Le cerveau déteste le vide. S’il n’a pas d’objet précis, il remplit avec ce qui arrive, et le lundi est juste devant.


Au lieu de lutter, essayez d’accueillir la pensée. Oui, il y a cette réunion importante demain. Oui, ce dossier est en attente. Reconnaissez-le simplement. Puis laissez passer. Vous n’avez rien à résoudre maintenant. Le travail ne disparaîtra pas parce que vous l’ignorez, mais il n’a pas besoin d’occuper toute la place. L’accepter réduit déjà son pouvoir.


Créer un rituel de fermeture clair

Le dimanche devient pesant lorsqu’il n’y a pas de frontière nette entre la semaine et le week-end. Le travail s’infiltre parce qu’il n’a pas été symboliquement rangé. Un rituel simple peut suffire. Prenez dix minutes. Notez sur une feuille les trois choses principales de votre lundi. Pas toute la semaine. Juste demain.


Ensuite, écrivez une phrase claire : c’est noté, j’y penserai demain. Pliez la feuille et rangez-la. Ce geste n’est pas magique, il est symbolique. Et le symbolique apaise énormément. Le cerveau aime les limites précises. Vous ne fuyez pas le travail. Vous le placez dans un espace défini. Cela suffit souvent à calmer la rumination.


Remplir l’espace autrement

La question n’est pas comment oublier le travail, mais comment remplir autrement l’espace du dimanche soir. Un film que vous aimez vraiment. Un appel à quelqu’un qui vous fait du bien. Une promenade, même courte. Un bain, un livre, une musique. Pas pour optimiser votre récupération. Juste pour être là, avec quelque chose de doux.


Si chaque dimanche est associé à la tension, le conditionnement s’installe. Le cerveau finit par anticiper l’inconfort. À l’inverse, si vous créez un petit rituel agréable, le dimanche soir devient un repère rassurant. Un moment identifié comme personnel. Petit à petit, l’anticipation change de couleur. Le dimanche cesse d’être une salle d’attente.


Protéger la frontière et apaiser le sommeil

Certaines micro-actions entretiennent la tension. Regarder ses mails par curiosité. Ouvrir l’agenda « juste pour voir ». Répondre à un message professionnel tard le soir. Chaque geste envoie un signal implicite : la semaine a déjà commencé. Si vous souhaitez protéger votre dimanche, fixez une heure limite claire.


Ce n’est pas une règle rigide, c’est une protection douce. Le cerveau a besoin de repères stables. Lorsque la frontière est floue, l’anxiété augmente. Lorsqu’elle est claire, la tension diminue. Et si le sommeil est perturbé le dimanche soir, essayez un dernier geste simple avant de dormir. Demandez-vous ce qui a été agréable aujourd’hui.


CONCLUSION

Le dimanche soir n’a pas besoin d’être une salle d’attente pour le lundi. Il peut rester un espace à vous. Accepter que le travail existe, bien sûr, mais le contenir dans un cadre clair. Créer un rituel de fermeture. Couper les déclencheurs inutiles. Remplir l’espace avec quelque chose que vous aimez vraiment.


Vous ne supprimerez pas totalement la pensée du lundi, et ce n’est pas nécessaire. Mais vous pouvez réduire son emprise. Et cela change profondément la manière de vivre la fin du week-end. Alors que faut-il retenir ? Le dimanche reste un dimanche lorsque vous choisissez consciemment de lui redonner une place à part entière.


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