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Le jour où j’ai failli abandonner… mais où quelque chose m’a retenu



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Il existe des moments où tout semble trop lourd. Des instants où avancer paraît presque absurde, où la fatigue dépasse largement ce que le corps peut supporter. J’ai vécu l’un de ces moments sur le chemin de Compostelle. Une expérience que j’avais choisie volontairement, avec enthousiasme… et qui pourtant m’a confronté à une limite que je ne pensais jamais atteindre.


Ce jour-là, j’ai réellement failli abandonner. Et pourtant, quelque chose m’a retenu. Cette leçon m’accompagne encore aujourd’hui, dans ma vie professionnelle comme personnelle.


Le jour où j’ai voulu arrêter

C’était un matin où chaque pas était une lutte. La veille, j’avais marché quarante kilomètres. Le lendemain devait être identique. Les paysages restaient magnifiques, mais je n’y prêtais plus attention. La fatigue occupait tout l’espace.

Une douleur a commencé à monter dans ma jambe gauche. Profonde. Lourde. Presque brûlante. Elle transformait chaque pas en épreuve. Je me suis arrêté. J’ai posé mon sac. Et, pour la première fois depuis le début du chemin, j’ai pensé : « Je ne peux plus. »

Avez-vous déjà vécu cela ? Ce point de rupture où continuer vous semble impossible, presque absurde ?

Assis sur un muret, j’ai senti la tentation de tout arrêter. De mettre un terme à cette aventure. De renoncer.


La tentation d’abandonner

Ce que beaucoup ignorent avant de marcher des centaines de kilomètres, c’est que la fatigue ne touche pas seulement le corps. Elle envahit aussi le mental, le sens, la motivation. Et lorsqu’elle arrive, une petite voix intérieure s’invite, beaucoup plus persuasive qu’on ne l’imagine.

« Pourquoi tu fais ça ? »« Personne ne t’a demandé de marcher 1 000 kilomètres. »« Tu pourrais rentrer, te reposer, retrouver ta vie normale. »

Cette voix, je la connais. Certains l’entendent aussi dans leur travail. Celle qui murmure que nous ne sommes pas assez forts, assez légitimes, assez persévérants. Celle qui nous pousse à douter de nous-mêmes.

Ce jour-là, cette voix était très forte. Et si quelqu’un m’avait proposé une voiture pour rentrer à Cadix, j’aurais probablement dit oui.


Le déclic qui a tout changé

Alors que j’étais assis, indécis, j’ai levé les yeux. À quelques mètres, un autre pèlerin avançait. Il boitait. Il était manifestement épuisé. Mais il avançait. Pas après pas. Lentement, mais il avançait.


En le regardant, une pensée m’a traversé :« Lui aussi a mal. Lui aussi est fatigué. Et pourtant, il continue. »

Ce n’était pas de la compétition. Ni de la comparaison. C’était un rappel. Un rappel que nous ne sommes jamais seuls à lutter.

Avez-vous déjà vécu cela au travail ? Ce moment où le simple fait de voir quelqu’un persévérer vous aide à retrouver de l’élan ?

Ce pèlerin ne m’a pas parlé. Il ne m’a même pas regardé. Mais sa présence a suffi. Elle m’a rappelé que l’abandon n’était pas l’unique option. Que ralentir était possible. Que changer de rythme était autorisé.

Je me suis levé. J’ai fait un pas. Puis un autre. Deux seulement. Mais ils ont suffi pour repartir.


La grande leçon de Compostelle

Ce jour-là, j’ai compris une chose essentielle :nous ne craquons pas parce que nous sommes faibles. Nous craquons parce que nous croyons que nous devons porter seuls ce que nous portons.


Cette prise de conscience a transformé ma manière de voir mon travail. J’ai repensé à toutes ces périodes où je voulais tout gérer seul, tout contrôler, tout assumer. Et à toutes ces personnes, lors de mes conférences, qui me confient :« Je suis fatigué(e), mais je ne veux pas le montrer. »« Je ne veux pas décevoir. »« Je ne veux pas devenir un poids. »


Avez-vous déjà ressenti cette solitude intérieure face à une charge professionnelle trop lourde ?

Compostelle m’a appris que la force ne vient pas seulement du courage individuel. Elle vient aussi du lien, de l’exemple, de la présence des autres. Même silencieuse.


Avancer différemment dans le travail

Depuis ce jour, j’ai cessé de croire qu’il fallait être héroïque pour avancer. Marcher, c’est accepter que le rythme change. Travailler, c’est accepter que l’énergie fluctue.


Ralentir ne signifie pas abandonner.Demander de l’aide ne signifie pas échouer.Dire que cela devient difficile ne signifie pas manquer de professionnalisme.


Avez-vous remarqué que lorsque vous reprenez souffle, tout redevient plus clair ? C’est dans ces moments-là que la créativité revient. Que la sérénité réapparaît.


Ce jour où j’ai failli abandonner m’a appris une vérité simple : le problème n’est pas la difficulté. Le problème est de croire que nous devons l’affronter seuls.


Ce qu’il faut retenir

Nous vivons tous des moments où l’idée d’abandonner paraît logique. Mais ce n’est pas un signe de faiblesse. C’est un signal. Le signal que nous avons besoin d’aide, de souffle, de lien. Et parfois, une présence même discrète suffit à nous remettre en mouvement.


Pour conclure, j’aimerais partager une citation de Nelson Mandela :« J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre. »


Cette phrase résume parfaitement ce que j’ai vécu ce jour-là. Le courage ne consiste pas à ne jamais souffrir. Le courage consiste à avancer malgré la peur, malgré le doute, malgré la fatigue. Mandela nous rappelle que ce courage n’est jamais solitaire. Il naît d’un mouvement intérieur… mais aussi d’une inspiration extérieure. Et c’est exactement ce que m’a appris Compostelle..



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