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Quand tout va bien au travail, mais que vous ne vous sentez pas bien : comprendre ce malaise discret

Dernière mise à jour : 29 déc. 2025



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Vous pouvez avoir un travail stable, des conditions correctes et pourtant ne pas vous sentir bien au travail. Ce malaise discret, souvent difficile à nommer, touche de nombreux salariés. Comprendre ce décalage intérieur est une première étape essentielle pour retrouver une relation plus saine au travail.


Il existe un malaise particulier au travail. Un malaise que beaucoup de personnes connaissent, mais que très peu osent formuler clairement. Un ressenti discret, parfois confus, souvent culpabilisant. Ce moment étrange où, objectivement, tout va bien, mais où intérieurement, quelque chose ne va pas.


Sur le papier, tout semble pourtant en ordre. Le poste est stable. Les conditions de travail sont correctes. L’équipe est plutôt saine. Le salaire est acceptable. Il n’y a pas de conflit majeur, pas de crise ouverte, pas d’urgence visible. Et pourtant, une sensation persiste. Une fatigue qui ne disparaît pas. Une perte d’élan. Une impression de décalage difficile à expliquer.


Quand tout va bien au travail, mais que quelque chose cloche

Est-ce que cela vous est déjà arrivé de vous dire que tout allait bien sur le papier, mais que vous ne vous sentiez pas bien à l’intérieur ? Ce malaise est d’autant plus troublant qu’il ne s’accompagne d’aucun signal d’alerte évident. Rien à montrer. Rien à prouver. Rien à justifier. Et pourtant, il est bien là.


Ce qui rend ce ressenti si compliqué, ce n’est pas seulement ce que nous ressentons. C’est surtout ce que nous nous interdisons de ressentir. Lorsque tout semble aller correctement, nous avons appris qu’il n’était pas légitime d’aller mal. Nous nous disons que nous n’avons pas le droit de nous plaindre, que ce serait exagéré, voire ingrat. Que d’autres vivent des situations bien plus difficiles que la nôtre. Et, objectivement, c’est souvent vrai.


Un malaise au travail difficile à expliquer

Alors nous minimisons. Nous relativisons. Nous rationalisons. Nous nous disons que ce n’est rien, que ça va passer, que c’est une mauvaise passe. Et très souvent, nous ajoutons une couche supplémentaire, la culpabilité. Cette petite voix intérieure qui murmure : « Tu devrais aller mieux que ça quand même », ou encore : « Tu n’as aucune raison d’être comme ça », parfois même : « Objectivement, tu as de la chance ».


Ce malaise est d’autant plus difficile à accepter qu’il est invisible. Il ne se voit pas. Il ne s’explique pas facilement. Il ne s’appuie sur aucun fait précis. Beaucoup de personnes continuent alors d’avancer avec ce poids discret, en se demandant si le problème vient réellement de leur travail ou d’elles-mêmes.


Pourquoi ce mal-être est souvent invisible

Je rencontre très régulièrement des personnes qui me disent : « Je ne comprends pas, je n’ai aucune raison d’aller mal, et pourtant je me sens vidé ». Cette phrase est extrêmement révélatrice. Elle dit le décalage entre ce que nous vivons extérieurement et ce que nous ressentons intérieurement. Entre l’image que nous donnons et l’état réel dans lequel nous sommes.


Le problème, c’est que le bien-être ne fonctionne pas comme une liste de critères objectifs. Ce n’est pas parce que toutes les cases sont cochées que tout va bien. Le bien-être est subjectif. Il est émotionnel. Il est évolutif. Il dépend de notre histoire, de nos valeurs, de notre énergie du moment et, surtout, de nos besoins actuels.


La fatigue morale qui s’installe sans bruit

Ce qui nous convenait parfaitement il y a quelques années peut ne plus nous nourrir aujourd’hui. Et cela ne signifie ni que nous sommes ingrats, ni que nous sommes faibles, ni que nous exagérons. Très souvent, nous continuons malgré tout. Nous faisons ce qu’il faut. Nous assurons. Nous répondons aux attentes. Nous avançons en pilotage automatique.


Nous remplissons nos journées, nos agendas, nos missions, sans jamais nous demander comment nous allons vraiment. À force de tenir, nous finissons parfois par nous éloigner de nous-mêmes. De ce qui nous faisait vibrer. De ce qui nous donnait de l’énergie. De ce qui avait du sens pour nous.


Quand le malaise s’installe en silence

Ce malaise est aussi difficile à exprimer parce qu’il n’a pas de cause claire. Il n’y a pas d’événement précis à pointer du doigt. Pas de personne responsable. Pas de raison évidente. Alors certaines personnes commencent à se refermer. Elles parlent moins. Elles partagent moins ce qu’elles ressentent. Non pas parce qu’elles n’ont rien à dire, mais parce qu’elles ne savent plus très bien comment l’exprimer, ni même si cela serait légitime de le faire.


Alors le doute s’installe. Nous nous demandons si nous n’exagérons pas. Si nous ne sommes pas trop sensibles. Si nous ne devrions pas simplement faire un effort supplémentaire. Est-ce que cela vous est déjà arrivé de vous dire : « Allez, ça va passer », pour constater, plusieurs mois plus tard, que non, cela ne passe toujours pas ?


Écouter ce signal avant qu’il ne se transforme

Car ce malaise, lorsqu’il n’est pas écouté, ne disparaît pas. Il se transforme. Il devient lassitude. Il devient détachement. Il devient perte de sens. Et parfois, bien plus tard, il se manifeste de façon beaucoup plus brutale, sous une forme que nous n’avions pas du tout anticipée.


Reconnaître ce malaise n’est pas un aveu de faiblesse. Ce n’est pas se plaindre. Ce n’est pas remettre toute sa vie professionnelle en question. C’est simplement accepter que quelque chose mérite d’être entendu. Ce ressenti n’est pas forcément un signal d’alarme. Il n’est pas toujours une invitation à tout changer. Mais il est très souvent un signal de réajustement.


Ce qu’il faut retenir

Quand tout va objectivement bien, mais que quelque chose ne va pas, ce ressenti est totalement légitime. Il ne vous demande pas de tout bouleverser. Il vous invite simplement à vous reconnecter à vous-même, à vos besoins actuels, à ce qui fait sens pour vous aujourd’hui.


Et pour finir cet article, je voudrais vous proposer une citation qui me semble très bien illustrer ce sujet. J’ai choisi une phrase de Carl Rogers, psychologue américain et figure majeure de la psychologie humaniste : « Le paradoxe curieux, c’est que lorsque je m’accepte tel que je suis, alors je peux changer. » Tant que nous refusons d’admettre ce que nous ressentons, nous restons figés. L’acceptation n’est pas une résignation. C’est très souvent le point de départ du mouvement.



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