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Arrêter d’attendre que l’on me voie au travail

  • 6 févr.
  • 4 min de lecture


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Attendre que l’on remarque nos efforts au travail est humain. Mais quand cette attente devient centrale, elle peut grignoter silencieusement notre énergie. À partir d’un vécu personnel, cet article explore le moment où arrêter d’attendre le regard des autres devient une condition pour rester engagé sans s’épuiser.

Il y a un moment précis, dans une carrière, où quelque chose bascule intérieurement.Pas un clash.Pas une crise visible.Juste une fatigue qui s’installe, doucement, presque poliment.Celle d’attendre.


Attendre que quelqu’un remarque nos efforts.Attendre qu’un regard, un mot, un signe vienne confirmer que ce que nous faisons compte vraiment.Pendant longtemps, j’ai cru que cette attente était normale. Elle l’est. Mais j’ai aussi compris qu’elle pouvait devenir dangereuse pour notre énergie.


Cette attente que nous croyons naturelle

Attendre d’être vu au travail est profondément humain. Nous passons une grande partie de nos journées à nous investir, à réfléchir, à résoudre des problèmes, à assumer des responsabilités. Il est normal d’espérer que cela soit reconnu. Cette attente n’est ni un caprice ni une faiblesse. Elle est souvent liée à un besoin simple et légitime : savoir que ce que nous faisons a du sens, que cela compte pour quelqu’un d’autre que pour nous-mêmes.


Le problème apparaît lorsque cette attente devient centrale. Lorsque nous travaillons en espérant constamment un retour extérieur, nous plaçons une partie de notre équilibre émotionnel entre les mains des autres. Et ces autres, la plupart du temps, ne sont ni malveillants ni indifférents. Ils sont simplement absorbés par leurs propres contraintes, leurs propres urgences, leurs propres angles morts.


Petit à petit, cette attente se transforme. Elle devient frustration. Puis déception. Puis lassitude. Nous donnons, mais nous avons le sentiment que cela passe inaperçu. Et plus nous attendons, plus le silence devient lourd.


Quand l’attente commence à coûter cher

À un moment, ce n’est plus seulement une question de reconnaissance. C’est une question de dépendance.Dans mon cas, le déclic n’est pas venu d’un événement spectaculaire. Il est venu d’une accumulation. Une fatigue diffuse. Pas alarmante. Pas visible. Mais persistante. Cette sensation étrange de donner beaucoup pour peu de retour, parfois même pour aucun signe.

Je me suis surpris à analyser les silences, à décoder les réactions, à interpréter l’absence de feedback. Je me demandais si ce manque de retour signifiait que je n’étais pas à la hauteur. Et surtout, j’ai compris quelque chose d’essentiel : cette attente me faisait perdre une énergie que je ne récupérais jamais.


Attendre d’être vu me rendait dépendant d’un regard qui ne m’appartenait pas. Et tant que j’attendais, je continuais à me sentir invisible, même quand ce n’était pas réellement le cas. Cette dépendance n’augmentait ni mon engagement ni ma sérénité. Elle ne faisait que m’épuiser doucement.


Arrêter d’attendre ne veut pas dire renoncer

Arrêter d’attendre que l’on me voie n’a jamais voulu dire arrêter de faire mon travail correctement. Ni devenir indifférent. Ni me refermer. C’est une confusion fréquente. En réalité, arrêter d’attendre, c’est changer de point d’appui.


Ce n’est plus le regard extérieur qui devient la seule boussole. C’est une reconnaissance plus intérieure. Celle de savoir pourquoi nous faisons les choses, ce que nous y mettons vraiment, ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas.

La reconnaissance extérieure ne disparaît pas. Elle change de statut. Elle devient un bonus, pas une condition pour continuer à avancer. Et ce glissement-là est profondément libérateur. Moins d’interprétation. Moins de déception. Plus de clarté intérieure.


J’ai continué à m’investir, mais autrement. Avec moins d’attente. Et paradoxalement, avec beaucoup plus de sérénité.


Ce que cela change concrètement au quotidien

Ne plus attendre d’être vu transforme beaucoup de choses très concrètes.D’abord, cela allège la charge mentale. Moins de questions sans réponse. Moins de scénarios imaginés. Moins de fatigue émotionnelle inutile.

Ensuite, cela redonne du pouvoir personnel. Quand nous ne dépendons plus uniquement du regard des autres, nous retrouvons une forme de stabilité intérieure. Nous savons pourquoi nous faisons ce que nous faisons. Cela paraît simple, mais c’est essentiel.


Cela permet aussi de poser des limites plus justes. De dire non plus facilement. De ne plus chercher à prouver en permanence. De se respecter davantage. Le travail redevient un espace d’action, pas un lieu d’attente permanente.

Nous faisons notre part. Nous donnons ce que nous choisissons de donner. Et nous cessons d’attendre que quelqu’un valide en continu notre valeur professionnelle.


Conclusion

Arrêter d’attendre que l’on me voie a été une façon de continuer sans m’oublier. De rester engagé sans devenir dépendant. Impliqué sans m’épuiser. Le besoin de reconnaissance reste humain. Il ne disparaît pas. Mais il devient plus équilibré, plus sain, moins envahissant.


Arrêter d’attendre que l’on vous voie ne signifie pas renoncer à la reconnaissance. Cela signifie choisir de ne plus lui confier les clés de votre équilibre. Car continuer à attendre indéfiniment peut finir par nous faire disparaître de nous-mêmes. Alors qu’en reprenant ce pouvoir intérieur, nous préservons quelque chose de fondamental : notre énergie.


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