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Commencer la semaine en étant optimiste n’a rien de naïf


Et si être optimiste était la solution ?
Et si être optimiste était la solution ?


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Et si l’optimisme n’était ni naïf ni déconnecté du réel, mais une posture lucide pour mieux traverser le travail ? Commencer la semaine avec un regard optimiste ne signifie pas nier les difficultés, mais refuser qu’elles occupent toute la place. Une compétence discrète, exigeante, et profondément utile pour durer sans s’abîmer.

Il y a des questions qui n’ont l’air de rien, et qui pourtant changent beaucoup de choses. Celle-ci en fait partie. Et si, pour une fois, nous commencions la semaine en étant optimistes ? Pas comme une injonction à aller bien. Pas comme une posture forcée. Simplement comme un choix de regard, posé dès le lundi matin.


L’optimisme traîne une mauvaise réputation. Il serait naïf, déconnecté, réservé à celles et ceux qui n’auraient « pas de vrais problèmes ». Pourtant, cette vision repose sur un malentendu profond. Être optimiste ne signifie pas que tout va bien. Cela ne veut pas dire que le travail est facile, que les contraintes disparaissent ou que les tensions s’évaporent. L’optimisme ne nie pas ce qui est difficile. Il refuse simplement de laisser le difficile occuper toute la place.


Et désormais, tous les lundis, en partenariat avec Great Place To Work, je publierai un épisode et un article pour vous envoyer de bonnes ondes !


Au travail, il y a des imprévus, des désaccords, des journées lourdes, des moments de doute. Être optimiste, ce n’est pas faire comme si tout cela n’existait pas. C’est reconnaître que ces éléments n’épuisent pas toute la réalité de nos journées. Et cette nuance change beaucoup plus de choses qu’on ne l’imagine.


Pourquoi l’optimisme nous met parfois mal à l’aise

Si l’optimisme est souvent tenu à distance, c’est parce qu’il réveille deux peurs très fortes. La première est la peur de baisser la garde. Comme si être optimiste revenait à devenir vulnérable, à ne plus anticiper les risques, à se raconter des histoires. La seconde est la peur d’être déçu. Se dire que ça va aller, et avoir l’impression que la réalité nous contredit ensuite.

Alors nous adoptons une prudence permanente. Nous anticipons le pire, nous nous préparons au compliqué, nous nous disons que ce sera difficile, « comme ça au moins nous ne serons pas surpris ». Le problème, c’est que cette posture a un coût énorme. Elle consomme de l’énergie, elle alourdit la motivation et elle rigidifie notre regard. À force de vouloir se protéger, nous finissons par nous épuiser.


L’optimisme comme posture, pas comme croyance

L’optimisme n’est pas une promesse que tout ira bien. Ce n’est pas une croyance magique. C’est une posture. Une posture intérieure qui consiste à se dire : quoi qu’il arrive, je saurai m’adapter. Je ne maîtrise pas tout, mais je ne suis pas démuni. Je ne choisis pas tout ce qui se passe, mais je choisis la manière dont je l’aborde.


Cette posture est tout sauf naïve. Elle est profondément réaliste. Parce qu’au fond, vous avez déjà traversé énormément de choses. Des périodes de charge, des situations difficiles, des moments de doute. Et pourtant, vous êtes là. Vous avez tenu. Vous vous êtes ajusté. Vous avez appris. L’optimisme s’appuie sur cette réalité-là, pas sur un déni.


Des effets très concrets dans le quotidien professionnel

L’optimisme n’est pas un concept abstrait. Il a des effets très concrets. Quand vous abordez une semaine avec un minimum d’optimisme, vous prenez des décisions avec plus de recul. Vous interprétez moins vite les situations comme des attaques. Vous êtes plus à l’écoute des autres. Vous récupérez plus rapidement après un imprévu, et il y en aura toujours.

L’optimisme ne supprime pas les problèmes. Il réduit leur pouvoir émotionnel. Il ne change pas la réalité. Il change votre relation à la réalité. Et c’est souvent là que tout se joue.


L’optimisme n’est pas un trait de caractère, c’est une compétence

Il existe une autre idée reçue tenace : l’optimisme serait une nature, un trait inscrit dans l’ADN. Certains y auraient droit, d’autres non. En réalité, l’optimisme est une compétence. Et comme toute compétence, il se travaille.


Il se développe par l’attention portée à ce qui fonctionne, par la manière dont nous racontons nos journées, par les mots que nous utilisons pour parler de notre travail. Quand vous commencez une semaine en ne voyant que ce qui risque de mal se passer, vous orientez déjà votre énergie, sans même en avoir conscience. Quand vous commencez en vous rappelant ce que vous savez gérer, ce que vous savez faire, ce que vous avez déjà traversé, vous changez votre point d’appui.


Commencer la semaine en étant optimiste ne signifie pas se forcer à aller bien. Il ne s’agit ni de sourire à tout prix, ni de masquer la fatigue, ni de nier les difficultés. Il s’agit simplement de ne pas ajouter une couche de dureté inutile. De se rappeler qu’une semaine n’est pas un bloc uniforme. Qu’il y aura des moments plus simples que d’autres. Et que tout ne se joue pas, loin de là, le lundi matin.


Optimisme et exigence ne s’opposent pas

L’une des grandes craintes autour de l’optimisme est qu’il fasse baisser le niveau d’exigence. Comme si être optimiste revenait à se contenter de moins, à relâcher l’effort. En réalité, c’est souvent l’inverse. Quand vous êtes optimiste, vous cessez de vous battre contre vous-même. Vous économisez de l’énergie mentale. Et cette énergie peut être réinvestie dans ce qui compte vraiment.


L’optimisme ne supprime pas l’exigence. Il la rend plus soutenable. Il permet de durer sans s’user inutilement.

Choisir l’optimisme n’est pas un acte spectaculaire. C’est souvent un choix discret. Un choix de regard, de formulation, d’interprétation. Un choix de posture dans la relation aux autres et à soi-même. Et ce choix est possible même quand tout n’est pas simple. Surtout quand tout n’est pas simple.


Conclusion

Alors, que faut-il retenir de tout cela ? Commencer la semaine en étant optimiste, ce n’est pas croire que tout ira bien. C’est croire que vous saurez faire face, quoi qu’il arrive. Et cette croyance change profondément la manière de travailler, de décider et de traverser les difficultés.


Comme le disait Hélène Keller, « l’optimisme est la foi qui mène à la réussite. Rien ne peut être accompli sans espoir ni confiance ». Non pas parce que tout devient facile, mais parce qu’avancer sans cette confiance minimale devient beaucoup plus coûteux.



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Avec Bob sur scène

L'AUTEUR
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