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Comment se remotiver après les vacances

  • il y a 1 jour
  • 4 min de lecture


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Le sondage réalisé sur mon profil LinkedIn, auprès de plus de 1800 personnes, révèle que seuls 13% des actifs reprennent le travail très motivés. Un chiffre qui mérite qu'on s'y attarde, et surtout qu'on agisse.

La question posée était simple : dans quel état d'esprit reprenez vous le travail ? Les réponses, elles, le sont beaucoup moins. 13% se disent très motivés, 30% plutôt contents, mais 45% avouent reprendre sans enthousiasme, et 12% avec la boule au ventre. Autrement dit, près de 6 personnes sur 10 abordent leur reprise dans un état d'esprit négatif ou neutre.

Ce constat, loin d'être anecdotique, mérite qu'on s'y arrête. Car la motivation n'est pas un état qu'on subit : c'est aussi quelque chose qui se travaille, se cultive, et surtout se réactive avec les bonnes méthodes. Voici comment.


Comprendre pourquoi la motivation s'effondre après les vacances

Ce chiffre de 45% de personnes "sans enthousiasme" n'est pas surprenant si on regarde ce qui se joue psychologiquement pendant une coupure. Les vacances offrent un relâchement du système nerveux, une déconnexion des sollicitations permanentes, et souvent un rythme choisi plutôt que subi. Le retour au travail marque un contraste brutal : on repasse d'un rythme autonome à un rythme contraint, souvent en l'espace de 48 heures.


Ce choc n'est pas anodin. Il explique en grande partie pourquoi si peu de personnes, seulement 13% selon notre sondage, parviennent à conserver un enthousiasme intact. La motivation n'a pas disparu : elle a simplement été mise en pause, et elle a besoin d'un minimum de conditions pour redémarrer.


Se reconnecter au sens de son travail, pas seulement à ses tâches

L'une des causes profondes du manque d'enthousiasme, c'est de reprendre le travail par la liste des tâches en retard plutôt que par le sens de sa mission. Se remotiver commence souvent par se reposer une question simple : pourquoi je fais ce travail, au delà des dossiers à traiter ?


Prendre dix minutes, dès le premier jour, pour se reconnecter à ce qui donne du sens à son activité (un projet qui compte, une équipe qu'on apprécie, une progression qu'on vise) permet de sortir du mode automatique. Ce n'est pas un exercice réservé aux grandes remises en question de carrière : c'est un réflexe simple qui peut se répéter chaque lundi matin.


Reprendre progressivement plutôt que tout affronter d'un coup

Le piège classique du retour de vacances, c'est de vouloir rattraper en un jour ce qui s'est accumulé en deux semaines. Or cette approche épuise avant même d'avoir commencé, et alimente directement le sentiment "sans enthousiasme" que 45% des répondants décrivent.


Une reprise efficace passe par une hiérarchisation claire : qu'est ce qui est réellement urgent, qu'est ce qui peut attendre encore un ou deux jours. Se fixer trois priorités maximum pour la première journée, plutôt que de vouloir tout traiter, redonne un sentiment de contrôle. Et ce sentiment de contrôle est directement lié à la motivation : on est rarement démotivé par une charge de travail claire et maîtrisée, on l'est davantage par un chaos qu'on ne maîtrise pas.


S'appuyer sur les autres pour relancer la dynamique

La motivation n'est pas qu'une affaire individuelle. Elle se nourrit aussi du collectif. Échanger avec des collègues dès les premiers jours, partager ses impressions de rentrée, se reconnecter humainement avant de se reconnecter professionnellement : ces moments, souvent informels, jouent un rôle sous-estimé dans la remotivation.

Cela explique en partie pourquoi les 12% de personnes qui reprennent "la boule au ventre" gagnent à ne pas rester isolées dans cette appréhension. En parler avec un collègue de confiance, ou avec son manager si la relation le permet, aide à désamorcer une angoisse qui grossit souvent dans le silence.


Se fixer un petit objectif motivant à court terme

Rien ne relance mieux l'énergie qu'un objectif atteignable rapidement. Plutôt que de se projeter sur les mois à venir, viser une réussite modeste mais concrète dans les premiers jours (boucler un dossier simple, organiser une réunion efficace, répondre à ses mails en retard sans stress) permet de renouer avec un sentiment d'accomplissement.

Cette petite victoire agit comme un déclencheur : elle prouve, très concrètement, qu'on est encore capable d'avancer et d'être efficace, ce qui contribue à faire basculer un état d'esprit "sans enthousiasme" vers quelque chose de plus positif.


Conclusion

Le sondage réalisé auprès de plus de 1800 personnes le confirme : la motivation n'est pas la norme à la reprise, elle est plutôt l'exception. Mais ce constat n'a rien de fataliste. Se reconnecter au sens de son travail, reprendre progressivement, s'appuyer sur le collectif et viser de petites réussites rapides sont autant de leviers accessibles à tous, quel que soit son poste ou son secteur. La motivation ne tombe pas du ciel un lundi matin. Elle se construit, souvent à partir de petits gestes répétés dans les premiers jours. Et c'est justement cette accessibilité qui rend la reprise moins subie, et plus choisie.




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