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Et si vous arrêtiez de vous comparer au travail ?

  • il y a 2 jours
  • 5 min de lecture


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«Regarder ce que font les autres et se comparer est un réflexe profondément humain dans la vie professionnelle. Le collègue qui semble avancer plus vite, l’ami qui annonce une promotion, la personne sur LinkedIn qui partage une réussite impressionnante… tout cela nourrit facilement une petite question intérieure. Sans même que l’on s’en rende compte, on peut finir par se dire quelque chose de très simple et pourtant très puissant : peut-être que je ne fais pas assez. Ce type de pensée est extrêmement courant, parce que le travail est un univers où les trajectoires sont visibles. Les promotions se voient, les réussites se racontent, les nouveaux projets s’annoncent.

Avec les réseaux sociaux professionnels, cette visibilité est encore plus forte qu’avant. Les réussites apparaissent presque en temps réel et donnent l’impression que tout le monde avance très vite, parfois plus vite que nous. Pourtant, derrière ce réflexe naturel de comparaison se cache souvent un piège. En regardant constamment les parcours des autres, on finit par oublier quelque chose d’essentiel : notre propre chemin. Et ce chemin mérite d’être regardé avec autant d’attention que celui des personnes qui nous entourent.


La comparaison, un réflexe presque automatique

Dans la vie professionnelle, se comparer est un mécanisme presque instinctif. On regarde autour de soi pour essayer de se situer. Est-ce que j’avance aussi vite que les autres ? Est-ce que je réussis autant ? Est-ce que je suis aussi compétent ou compétente ? Ces questions peuvent sembler naturelles, car nous évoluons dans des environnements où les trajectoires sont visibles et commentées. Les promotions, les nouveaux postes, les changements de responsabilités circulent dans les discussions et les publications professionnelles.


Cette exposition permanente crée l’impression que les parcours des autres sont très clairs et très linéaires. Pourtant, ce que l’on voit n’est qu’une partie de la réalité. Les réussites sont visibles, mais les doutes, les hésitations, les périodes de fatigue ou les difficultés le sont beaucoup moins. C’est là que la comparaison devient trompeuse : nous comparons souvent notre réalité complète avec une version très partielle de la vie professionnelle des autres.


Une vision souvent très partielle de la réalité

Lorsque l’on se compare, on oppose souvent deux choses très différentes. D’un côté, nos propres doutes, nos moments de fatigue, nos incertitudes sur l’avenir. De l’autre, les moments de réussite que les autres choisissent de partager. Cette comparaison n’est donc pas seulement injuste, elle est aussi profondément trompeuse. Elle donne l’impression que les autres avancent sans hésitation, alors que chacun traverse en réalité ses propres questionnements.


La réalité du travail est toujours plus complexe que ce que l’on voit de l’extérieur. Derrière une promotion ou une réussite, il y a souvent des périodes de doute, des efforts invisibles, des choix difficiles. Mais ces éléments ne sont presque jamais visibles publiquement. En oubliant cette complexité, la comparaison crée une perception déformée de la réalité professionnelle et finit par nous faire douter de notre propre progression.


Chaque parcours professionnel est différent

Quand on prend un peu de recul, une chose devient très claire : aucune carrière ne se ressemble vraiment. Certaines personnes avancent très vite au début de leur parcours puis ralentissent par la suite. D’autres prennent plus de temps au départ mais construisent quelque chose de très solide sur la durée. Il existe des carrières rapides, des carrières discrètes, des carrières en zigzag et même des trajectoires faites de détours inattendus.


Se comparer revient souvent à juger son propre parcours avec les critères de quelqu’un d’autre. Pourtant, chacun avance dans un contexte différent. Certains ont plus d’expérience, d’autres plus de responsabilités. Certains évoluent dans des environnements très visibles, d’autres dans des fonctions beaucoup plus discrètes. Certains bénéficient d’un manager très soutenant, tandis que d’autres doivent avancer dans des contextes plus exigeants. Comparer ces parcours sans tenir compte de ces différences revient à comparer des trajets qui n’empruntent ni la même route ni le même moyen de transport.


La comparaison peut devenir démotivante

Beaucoup de personnes pensent que la comparaison peut être stimulante, comme si regarder les réussites des autres pouvait pousser à se dépasser. Dans certains cas, cela peut fonctionner ponctuellement. Mais lorsque la comparaison devient permanente, l’effet est souvent inverse. Elle installe progressivement une impression d’être en retard, de ne pas être assez compétent ou de ne pas avancer suffisamment vite.


Cette impression peut finir par entamer la confiance en soi. Or la motivation durable ne vient pas de la comparaison. Elle naît plutôt du sens que l’on donne à son travail, du plaisir d’apprendre et de progresser, ou encore du sentiment de contribuer à quelque chose d’utile. Les personnes les plus épanouies dans leur vie professionnelle ne sont pas forcément celles qui regardent le plus ce que font les autres. Ce sont souvent celles qui ont trouvé leur propre rythme et leur propre manière d’avancer.


Regarder davantage son propre chemin

Plutôt que d’essayer d’éliminer totalement la comparaison, ce qui serait presque impossible, il peut être plus utile de changer de perspective. Et si, au lieu de regarder en permanence les trajectoires des autres, vous preniez quelques minutes pour observer votre propre parcours ? Les compétences que vous avez développées, les difficultés que vous avez traversées, les expériences qui vous ont permis de progresser.


Lorsque l’on prend ce recul, on découvre souvent quelque chose de surprenant : le chemin parcouru est beaucoup plus important que ce que l’on imaginait. Nous avons tendance à minimiser nos propres progrès, comme si ce que nous avons accompli était normal ou évident. Pourtant, vu de l’extérieur, votre parcours raconte une histoire unique. Une histoire faite d’efforts, de patience, de choix et parfois de doutes. Et cette histoire mérite d’être regardée avec bienveillance.


Conclusion

Se comparer aux autres est un réflexe humain, mais ce réflexe peut facilement nous faire oublier quelque chose d’essentiel : notre propre chemin. Chaque parcours professionnel est unique et chacun avance avec son rythme, ses opportunités, ses contraintes et ses choix. Ce que vous voyez chez les autres n’est souvent qu’une petite partie de leur réalité, alors que votre propre parcours est riche de tout ce que vous avez appris et construit au fil des années.


Peut-être qu’aujourd’hui, vous pourriez essayer quelque chose de simple. Regarder un peu moins ce que font les autres et regarder un peu plus ce que vous avez déjà accompli. Parce qu’au fond, la comparaison la plus juste est peut-être celle qui vous relie à la personne que vous étiez hier. Et si vous regardez honnêtement ce chemin, vous verrez sans doute que vous avez déjà parcouru beaucoup plus de route que vous ne le pensez.







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