top of page

Les 7 phrases qu’un manager ne devrait plus jamais dire en 2025



🔥🔥 Pour écouter la version audio ou voir la vidéo de cet article =>>>>> bio.to/oYwOeE 🔥🔥


Il existe des phrases que nous avons tous déjà entendues au travail. Des phrases dites parfois sur le ton de l’humour, parfois pour aller vite, parfois parce que « cela s’est toujours dit ». Pourtant, au fil des années, j’ai compris que ces formulations, en apparence banales, ont un impact immense sur le climat d’une équipe. Elles touchent à la confiance, à la motivation, à la légitimité et, parfois, à la dignité.Être manager, ce n’est pas seulement organiser, décider ou piloter. C’est aussi — et peut-être surtout — porter une attention particulière aux mots que nous utilisons. Les mots construisent la culture du travail. Ils peuvent ouvrir ou fermer. Élever ou diminuer. Encourager ou blesser.

Voici, en 2025, les 7 phrases qu’un manager ne devrait plus jamais dire.


1. « Ce n’est pas si grave, tu ne vas pas te plaindre quand même »

Cette phrase semble anodine. Presque taquine. Pourtant, elle invalide immédiatement l’émotion de la personne qui parle. Elle laisse entendre qu’elle exagère, qu’elle dérange ou qu’elle devrait être « plus solide ».Je me souviens d’un collaborateur qui m’avait dit un jour : « J’aurais préféré que tu me dises que j’avais fait une erreur plutôt que d’entendre que je me plaignais. » Ses mots m’avaient marqué. Parce qu’ils rappellent une vérité simple : minimiser la gêne ou la fatigue d’une personne revient à remettre en question sa légitimité à ressentir.


Dans un environnement où l’on ne peut plus exprimer ses limites sans être jugé, la parole se rétracte. L’équipe se tait. Et plus rien ne circule.Un manager ne peut pas ridiculiser, même involontairement, quelqu’un qui tente d’exprimer une difficulté. La confiance se construit dans l’écoute, jamais dans la disqualification.


2. « Je n’ai pas le temps, fais au mieux »

Derrière cette phrase se cache une double problématique : un manque de repères et une pression immense. « Fais au mieux », cela veut dire quoi au juste ? Quelle priorité ? Quelle exigence ? Quelle limite ?J’ai vu des collaborateurs paralysés par cette injonction, redoutant d’être jugés sur des critères… qui n’avaient jamais été explicités.Lorsque la direction n’est pas claire, tout devient risqué. La prise d’initiative, l’autonomie, la confiance en soi.Un manager n’a pas besoin d’avoir réponse à tout, mais il doit fournir un cadre. Sans cadre, tout le monde navigue à vue.


3. « Ce n’est pas personnel, c’est juste le travail »

Cette phrase voudrait apaiser. En réalité, elle nie l’essentiel.Le travail touche à la reconnaissance, à la valeur, à l’identité professionnelle. Quand quelque chose nous affecte au travail, ce n’est jamais « juste du travail ». C’est un morceau de nous, de notre engagement, de notre énergie.Dire « ce n’est pas personnel » revient à dire : « Ce que tu ressens n’existe pas. »

Être manager, ce n’est pas nier l’émotion. C’est l’accueillir. C’est permettre à chacun de comprendre ce qu’il ressent et de l’exprimer sans avoir peur de paraître fragile. Une émotion niée ne disparaît jamais. Elle se déplace et finit par ressortir sous forme de lassitude, de retrait ou de colère.


4. « Ici, nous avons toujours fait comme ça »

Cette phrase est un frein culturel majeur. Elle tue la créativité, l’innovation et l’envie.Elle envoie un message limpide : « Peu importe la qualité de ton idée, elle n’a pas sa place ici. »J’ai connu des équipes brillantes où les idées avaient cessé de circuler. Non pas faute d’inventivité, mais faute de permission. Rien n’est plus dangereux, pour une organisation, que de museler l’initiative.


En 2025, un manager n’est pas le gardien du passé. Il est le facilitateur du présent. Celui qui permet d’essayer, d’oser, d’améliorer. Les organisations qui avancent sont celles qui accueillent les idées avant de les juger.


5. « Tu n’es pas payé pour réfléchir »

Cette phrase devrait avoir disparu depuis longtemps. Elle humilie. Elle invalide. Elle réduit une personne à un exécutant sans intelligence propre.Chaque collaborateur possède une sensibilité, une perspective, une créativité. C’est précisément ce qui enrichit une équipe.Les meilleures innovations ne viennent jamais d’une seule personne. Elles émergent des conversations, des points de vue, des contradictions.Diminuer quelqu’un en lui interdisant de penser revient à priver toute l’équipe de ce qu’il pourrait apporter.


6. « Tu comprends vite mais il faut t’expliquer longtemps »

Cette formulation se veut drôle. Elle ne l’est jamais. Elle pique. Elle marque. Elle reste. Je me souviens d’une collaboratrice qui l’avait entendue des années auparavant. Elle s’en souvenait encore mot pour mot.L’humour, lorsqu’il sert à rabaisser, n’est plus de l’humour. C’est une forme de mépris socialement acceptable.Le rôle d’un manager n’est pas de « faire de l’esprit » aux dépens de quelqu’un. C’est de créer un espace où chacun peut apprendre sans humiliation.


7. « Il faut être solide, ici »

Cette phrase semble valorisante mais elle interdit la vulnérabilité. Elle envoie le message suivant : « Si vous êtes fatigué ou si vous avez un doute, vous n’avez pas votre place. »Cela crée exactement l’inverse d’un climat de confiance.Les équipes les plus solides ne sont pas celles qui dissimulent leurs fragilités. Ce sont celles qui peuvent les exprimer.En 2025, un manager accueille l’humanité. Il ne la juge pas. Il ne confond pas la force et l’absence d’émotion.


CONCLUSION

Ces phrases ne semblent jamais dramatiques sur le moment. Pourtant, elles abîment profondément la confiance, l’envie et la qualité du travail. Certaines équipes n’ont pas besoin d’un nouvel outil ou d’un nouveau process. Elles ont besoin que certaines phrases disparaissent à jamais.Pour conclure, j’aimerais citer Peter Drucker, théoricien du management du XXᵉ siècle : « La culture mange la stratégie au petit-déjeuner. »Cette phrase illustre parfaitement l’enjeu du langage managérial. Une stratégie peut être brillante. Mais si la culture quotidienne abîme, rien ne fonctionne.Les mots d’un manager façonnent l’atmosphère dans laquelle une équipe respire… ou s’épuise.



Pour aller plus loin :




Continuez l’expérience Happy Work

Pour ne rien manquer de mes contenus et ressources sur le bien-être au travail :


Avec Bob sur scène

L'AUTEUR
portrait g chatelain 1.jpg
Mes derniers livres
Capture d’écran 2023-04-03 à 13.20.29.png
009954074.jpeg
Capture d’écran 2021-02-09 à 08.50.14.
couv-BE (1).jpg
Le dernier épisode du podcast Happy Work
bottom of page