5 raisons de vous trouver formidable


Illustration :  @demaincommenceajourdhui / https://www.instagram.com/demaincommenceaujourdhui/


Je ne sais pas vous, mais personnellement, pendant des années, j’ai été mon propre ennemi. Entre être intransigeant avec moi-même ou ne pas admettre mes propres imperfections, forcément, à un moment, ça finit par démotiver. Nous avons une tendance naturelle à être durs avec nous même, tendance qui n’est pas contredite par notre système éducatif qui a plutôt tendance dès notre plus jeune âge à souligner en rouge ce que nous ne faisons pas bien plutôt que de souligner en vert ce que nous faisons bien.


Oui, depuis que nous sommes entrés à l’école, le principe de l’autoflagellation est assez généralisé et cela a un impact fort sur la relation que nous avons avec nous-même. Après tout, pourquoi devrais-je être satisfait.e de ce que je viens de faire alors que je sais que j’aurai pu faire mieux ? Trouver le juste équilibre entre l’auto-satisfaction et l’auto-flagellation n’est pas chose simple, mais, vous me l’accorderez, nous sommes beaucoup plus forts pour la seconde que pour la première et c’est là que cet article intervient !


Je vais vous donner 5 raisons pour regarder le verre à moitié plein quand vous pensez à vous.


1- Vous ne serez jamais parfait.e…

Le culte de la perfection est une injonction extrêmement violente. Il ne s’agit en aucun cas de renoncer au fait de vouloir s’améliorer, mais il est bon d’admettre que nous avons toutes et tous nos limites. J’aurai beau faire, m’entraîner comme un fou, je ne vais jamais courir le 100 mètres en 10 secondes.


Ok, l’exemple est trivial, mais il résume assez bien le regard que nous portons parfois sur nous. Nous avons tendance à nous dire que si d’autres personnes arrivent à faire quelque chose, il n’y a aucune raison que nous n’y arrivions pas. Et bien c’est faux ! Nous ne pouvons être bons et bonnes en tout. Il faut connaitre nos limites, en accepter certaines et se focaliser uniquement sur celles qui, une fois dépassées, nous ferons du bien.


Regarder avec bienveillance nos défauts nous permet d’apprécier à leur juste valeur nos qualités… et ça, cela fait un bien fou !


2- Vous êtes unique

« Quand je me regarde je me désole, quand je me compare je me console » disait Talleyrand. J’ai toujours beaucoup aimé cette phrase. Si parfois nous avons un problème d’amour propre, c’est parce qu’il y a un décalage entre la personne que nous voyons dans le miroir et la personne que nous voudrions être. Le boudhisme explique une chose très simple : pour être zen il faut que ce que vous voyez dans le miroir, ce que vous voudriez être et ce que vous imaginez que les autres voient de vous soient exactement la même image.


Ce n’est pas forcément en étant différent que vous arriverez à mettre ces trois images en concordance, c’est en vous regardant avec bienveillance dans le miroir et en vous fixant des objectifs réalistes. Il n’existe pas de modèle absolu de l’être humain parfait. Nous portons toutes et tous en nous une part de perfection… une part unique.


Fût un temps, je rêvais d’être David Bowie ou Flaubert… ok, je ne suis ni l’un ni l’autre, je suis moi, et c’est déjà pas mal !


« Lorsque tu sous-estimes ce que tu fais, le monde sous-estimera qui tu es » Oprah Winfrey

3- Vous pouvez être fier.e de vous

Se faire des compliments à soi-même, ce n’est pas vraiment dans notre culture. Et pourtant, croyez-moi, cela fait un bien fou. Il ne s’agit pas de donner dans l’autosatisfaction permanente, mais d’admettre, chaque jour, que tout ce que nous faisons n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît.


Réfléchissez bien. Faites la liste de tout ce que vous avez fait hier. Pensez-vous vraiment que n’importe qui sur cette planète aurait pu faire la même chose ? Avec les années, j’ai appris à reconnaitre quand ce que je faisais était bien. Et cela peut être un plat que je cuisine pour mes enfants, un article, un coup de main que je donne… peu importe. Mais il y a temps de choses que nous faisons, sans prendre le temps de nous dire à nous même « heyyyy, c’est bien ce que j’ai fait, je sui fier.e de moi ».


Comme le disais ma grand-mère, on n’est jamais aussi bien servis que par soi-même. Recevoir des compliments fait du bien. Et bien commençons par nous en faire à nous-même.


4- Vous êtes seul.e juge

Demander son avis aux autres pour évaluer ce que l’on fait… pourquoi pas. Mais, si vous êtes honnêtes avec vous-même, au plus profond de vous, quand vous demandez à quelqu’un son avis sur un travail que vous avez fait, vous attendez avant toute chose une validation, ou des compliments.


On me demande très souvent des conseils concernant l’écriture d’un livre, et on me demande parfois de relire pour donner mon avis… et je fais toujours la même réponse : ne faites jamais relire un manuscrit. Il n’y a que deux personnes à qui ce manuscrit doit plaire : en premier à vous, et en deuxième à la personne qui va le publier. Multiplier les opinions ne servira à rien d’autre qu’à) vous embrouiller.


Nous sommes notre meilleur juge… et parfois le plus dur.


5- Chaque faiblesse est une force potentielle

Nous avons parfois tendance à laisser nos défauts l’emporter sur nos qualités. Essayez, un instant, de regarder vos défauts, ou vos faiblesses comme étant ce qui vous rend différent.e, spécifique. Puis, une fois que vous admettez ces défauts et ces faiblesses comment faisant partie de vous, posez-vous la question suivant : et si ces défauts me permettaient de faire des choses que personne d’autre que moi ne pourrait faire ?


Par exemple, pendant des années, j’ai cru que de faire carrière en entreprise était mon objectif. Plus je montais dans la hiérarchie, et moins j’en étais convaincu. En fait, mon plus gros défaut est d’être pratiquement incapable de me concentrer plus de 10 minutes sur une tâche… alors bien sûr, je le faisais en entreprise, mais j’étais malheureux. Être hyperactif est plutôt un défaut dans un monde cadré. Par contre, maintenant, ce défaut est un atout incroyable du fait que je cumule plusieurs métiers au même moment. Pendant que j’ai écrit cet article, j’ai fait des posts sur Instagram, sur Linkedin, j’ai écrit une interview, géré mon compte YouTube… si je n’étais pas hyperactif, je ne pourrais pas.



CONCLUSION

La principale clé de tout cela est de s’accepter tel que l’on est… et la première étape est de savoir qui nous sommes, dans le bon, comme dans le moins bon. Une fois que vous avez la photographie en haute définition de la personne que vous êtes, il sera temps d’agir, et la première action sera de vous regarder de façon bienveillante et, peut-être, pour la première fois de votre vie, de vous regarder droit dans les yeux et de vous dire : « Hey, salut toi… je t’aime bien tu sais ! »



Gaël Chatelain-Berry


Pour aller plus loin :

1- Découvrez la psychologie positive pour mieux vivre au quotidien

2- 10 habitudes à prendre pour rendre votre vie plus agréable


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