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Le jour où j’ai compris que l’optimisme était vital au travail

  • 13 févr.
  • 4 min de lecture


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Longtemps, j’ai cru que l’optimisme était un trait de caractère. Jusqu’au jour où j’ai compris qu’il était vital pour ne pas s’abîmer au travail. Cet article explore pourquoi l’optimisme n’est pas naïf, mais nécessaire pour durer et préserver son énergie.

À cette époque, objectivement, tout allait plutôt bien. Le travail était là. Les projets aussi. Les responsabilités n’avaient rien d’anormal. Et pourtant, quelque chose se dégradait lentement. Je me levais fatigué avant même d’avoir commencé la journée. Chaque contrainte prenait une dimension excessive. Ce n’était pas du burn-out. Ce n’était pas de la tristesse. C’était une perte de perspective. Une perte d’élan. Et sans élan, nous continuons d’avancer… mais nous n’avançons plus vraiment.


L’illusion de la lucidité

Pendant longtemps, j’ai cru que l’optimisme relevait du tempérament. Il y aurait les optimistes d’un côté, les réalistes de l’autre. Je me classais volontiers dans la seconde catégorie. Non pas par pessimisme, mais par souci de responsabilité. Voir les risques. Anticiper les problèmes. Se préparer au pire pour éviter les déceptions. Cela me semblait plus adulte, plus sérieux, presque plus professionnel. L’optimisme me paraissait suspect.


Dans le monde du travail, l’optimisme est souvent perçu comme une naïveté. Combien de fois entend-on que “le positif, c’est bien gentil, mais la réalité est plus compliquée” ? J’y ai cru moi aussi. Jusqu’au jour où j’ai compris que cette prétendue lucidité m’enlevait progressivement quelque chose d’essentiel : la capacité à imaginer que les choses puissent évoluer favorablement. Et sans cette capacité, même une situation correcte devient étouffante.


L’optimisme n’est pas nier les difficultés

Ce jour-là, j’ai compris que l’optimisme n’était pas l’art de nier les problèmes. Il est l’art de ne pas leur laisser tout l’espace. Ce n’est pas une promesse que tout ira bien. C’est la conviction que rien n’est figé. Que la situation d’aujourd’hui n’est pas une condamnation définitive. Que des marges de manœuvre existent, même minimes. Et cette conviction change profondément la manière dont nous traversons les difficultés.


Sans optimisme, le cerveau passe en mode survie. Nous gérons. Nous encaissons. Nous faisons face. Mais nous ne construisons plus. Nous perdons de la créativité, de la capacité à agir, de l’énergie. Nous réduisons notre vision au court terme. À l’inverse, l’optimisme fonctionne comme un mécanisme de protection psychologique. Il permet de garder une respiration. Il maintient une dynamique intérieure. Il empêche l’engagement de s’éroder.


Une posture intérieure, pas une émotion permanente

Être optimiste ne signifie pas être joyeux en permanence. Ce n’est pas afficher un enthousiasme forcé. Ce n’est pas se répéter que tout est formidable. C’est une posture intérieure. C’est se dire que nous aurons les ressources pour faire face, même si le chemin sera exigeant. C’est accepter l’incertitude sans s’y noyer. Cette nuance est fondamentale.


Dans un environnement professionnel marqué par l’instabilité, les réorganisations, la pression constante et l’accélération technologique, vivre sans optimisme revient à vivre en état d’alerte permanente. Or l’alerte permanente épuise. Elle use. Elle finit par abîmer. L’optimisme, au contraire, introduit une confiance minimale dans l’avenir. Pas une certitude. Une confiance. Et cela suffit souvent à redonner de l’air.


Un choix quotidien

Ce qui a changé pour moi, c’est le moment où j’ai cessé de considérer l’optimisme comme un trait de caractère. Je l’ai vu comme un choix. Un choix quotidien. Parfois inconfortable. Parfois exigeant. Choisir l’optimisme, ce n’est pas se mentir. C’est refuser de s’enfermer dans une vision figée du réel. C’est élargir volontairement son regard.


Concrètement, cela peut passer par des gestes simples. Se rappeler chaque jour ce qui fonctionne. Même discrètement. Même modestement. Non pour se rassurer artificiellement, mais pour rééquilibrer un cerveau naturellement attiré par le négatif. Se poser une autre question : pas seulement “qu’est-ce qui peut mal se passer ?”, mais aussi “qu’est-ce qui pourrait évoluer favorablement ?”. Ce déplacement de perspective redonne de l’élan, du mouvement et du sens.


Une responsabilité collective

J’ai aussi compris que l’optimisme est contagieux. Un manager pessimiste fatigue ses équipes sans toujours en avoir conscience. Une posture lucide mais confiante redonne de l’énergie. Elle modifie subtilement la manière de parler, de décider, d’interagir. Elle influence l’atmosphère d’un collectif. Ce n’est pas un détail. C’est structurant.

Au travail, l’optimisme n’est pas un supplément d’âme. C’est une condition pour tenir et durer sans s’abîmer. Il permet d’affronter les incertitudes sans se figer. Il rend l’adaptabilité possible. Il soutient l’engagement. Il préserve l’énergie intérieure. Sans lui, tout devient plus lourd. Avec lui, le mouvement redevient possible.


Conclusion

L’optimisme n’est pas une posture naïve ni un luxe réservé aux périodes faciles. C’est une condition de solidité intérieure. Ce n’est pas une garantie que tout ira bien. C’est la conviction que rien n’est définitivement figé. Et cette conviction change profondément notre manière de travailler et de vivre nos responsabilités.

Le pessimisme de l’intelligence peut coexister avec l’optimisme de la volonté. Nous pouvons voir les difficultés avec lucidité tout en choisissant de ne pas leur abandonner tout l’espace. C’est un choix quotidien. Un choix exigeant. Mais un choix qui redonne de l’élan.


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