Le top 5 des comportements les plus démotivants chez un manager


@demaincommenceajourdhui - https://www.instagram.com/demaincommenceaujourdhui/

Illustration :  @demaincommenceajourdhui / https://www.instagram.com/demaincommenceaujourdhui/


Être manager, ce n’est pas simple. Cela semblé évident, mais il est bon de le rappeler de temps à autres. Je parle d’expérience puisque je l’ai été pendant plus de 20 ans, d’équipe de toutes tailles, de petites équipes à plusieurs centaines. Pour autant, le fait que ce métier soit difficile n’est pas une sorte de joker permettant de justifier tout et n’importe quoi.


Et bien cet article, c’est pour parler du « n’importe quoi ». Sur mes différents sites web, chaque jour, je reçois des mails de personnes me parlant de leur manager et, parfois, je vous promets, je tombe de ma chaise.


Oui, je crois que la majorité des managers font leur possible pour être à la hauteur, je n’ai aucun doute à ce sujet. Qu’ils/elles puissent faire mieux ? Oui… nous pouvons toutes et tous faire mieux dans nos métiers respectifs, ce n’est pas une question de hiérarchie.


Cela étant dit, certains comportements me semblent aussi inacceptables que modifiables… d’où cette liste. Forcément, elle n’est pas exhaustive… mais elle donne une petite idée de ce qui pourrait être fait.


Et qui de mieux que BoB, le pire manager du monde pour nous montrer le chemin à ne pas suivre. Pour celles et ceux qui ne le connaitrait pas, BoB est un personnage que j’ai créé pour certains de mes livres (Mon boss est nul, mais je le soigne, Mais qui a tué BoB, Je me trouve nul(le) mais je me kiffe) et, pour faire simple, si vous souhaitez bien agir en tant que manager, observez ce que fait BoB… et faites l’inverse.


1- BoB ne fait jamais de feedback positif

Ce manager considère qu’il est normal que son équipe travaille, lui envoie des dossiers, des informations… il ne considère pas qu’il a à dire que le travail a été bien fait. Par contre, quand il s’agit de critiquer, de dire que le travail n’a pas été bien fait à ses yeux, il ne se prive pas.


Le feedback négatif est assez intuitif depuis que nous sommes petits. Par contre, savoir féliciter, ou remercier, cela l’est moins. À l’école, nos fautes étaient soulignées en rouge. En Suède il existe des professeurs qui soulignent en vert ce qi est bien fait… c’est le même principe.


Et en ces temps où le télétravail est très présent, le feedback peut passer par des choses toute simples. Imaginez, BoB est à son bureau, en présentiel… un collaborateur arrive dans son bureau pour lui déposer un dossier. Si BoB est bien luné, il va lui dire merci. Normal.


En distanciel, BoB devrait faire de même, mais il oublie souvent. Quand le même collaborateur lui envoie par email le même dossier, un petit « merci » par email, cela prend 2 secondes et c’est utile.


2- BoB n’assume jamais rien


En cas d’erreur ou d’échec, c’est forcément la faute de son équipe, jamais de la sienne. BoB cherchera toujours un coupable plutôt qu’une solution, c’est un principe chez lui. Il n’a toujours pas compris que le métier d’un manager, c’est de savoir valoriser les succès de son équipe et d’en assumer ses échecs et éventuelles erreurs.


Si un membre de son équipe fait une erreur, c’est que BoB n’a pas su identifier les faiblesses de son collaborateur, ou qu’il lui a donné trop d’autonomie, trop tôt. Quelle que soit l’origine de l’erreur ou de l’échec, le principe est de tout mettre en place pour que cela ne se reproduise plus… pas de punir un coupable.


“L’art de diriger consiste à savoir abandonner la baguette pour ne pas gêner l’orchestre.” Herbert von Karajan

3- BoB ne décide jamais de rien

La meilleure façon de bien se faire voir par ses propres managers, selon BoB, c’est de ne prendre aucun risque. Ne jamais rien décider est un excellent moyen de ne rien faire et donc, de ne prendre aucun risque… si ce n’est celui de démotiver totalement une équipe qui, elle, veut avancer.


Je ne sais pas si vous avez déjà travaillé avec ce type de manager… c’est épuisant. C’est un syndrome qu’un ancien collègue avait décrit de façon certes très vulgaire, mais extrêmement claire comme étant le syndrome du « pas de couilles, pas d’embrouilles ».



4- BoB est très (trop) nerveux

Monteriez-vous dans un avion dans lequel le pilote vous hurlerez dessus, perdrait son calme à la moindre turbulence et vous ferait clairement comprendre qu’il ne maîtrise rien ? Non ? Et bien il en va de même avec un manager.


BoB ne le sait pas, mais son rôle est de rassurer son équipe, de faire en sorte qu’elle puisse travailler sereinement, dans une bonne ambiance, sans stress généré par son comportement. Une équipe ressemble toujours à son manager. Si celui-ci est stressé et nerveux, son équipe le sera également… le meilleur moyen pour provoquer des burn-out !


5- BoB est carriériste

La seule préoccupation de BoB, c’est de devenir Calife à la place du Calife, à tous prix. Être ambitieux n’est pas un problème en soi ; c’est quand cette ambition n’est pas mise au service de l’équipe que cela est un problème. C’est du fait de cette ambition que BoB n’assumera, par exemple, jamais les erreurs de son équipe et préfèrera sacrifier un collaborateur plutôt que d’essayer de le former.


J’ai plutôt eu une belle carrière en entreprise, sans pour autant être carriériste. Les promotions, les propositions de postes étaient les conséquences de mon travail… elles n’ont jamais été l’objectif premier de l’ensemble de mon travail au quotidien, toute la différence est là.


CONCLUSION

Démotiver une équipe est assez simple au final, n’est-ce pas ? Mais ce qui est formidable, c’est que savoir motiver l’est tout autant, et je vais vous révéler le secret de la motivation. À chaque fois que vous faites quelque chose avec votre équipe, demandez-vous si vous seriez motivé.e si votre manager faisait la même chose avec vous. Bien souvent, la réponse est la bonne.


Sinon, il existe une autre méthode : demandez-vous ce que BoB ferait… et faites l’inverse, vous ne vous tromperez jamais.


Et enfin, pour savoir si vous savez motiver quelqu’un, vous pouvez également faire ce test gratuit de personnalité


Gaël Chatelain-Berry


Pour aller plus loin :

1- 5 questions à se poser pour savoir si l’on est un bon manager... ou pas.

2- LES 10 QUALITÉS FONDAMENTALES D'UN MANAGER


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