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Et si la rentrée était une bonne nouvelle ?

  • il y a 4 jours
  • 5 min de lecture


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La rentrée professionnelle est souvent racontée comme une épreuve : fin des vacances, réveil qui sonne, agenda qui se remplit, mails qui attendent. Mais septembre peut aussi être vécu autrement. Retrouver ses collègues, ses projets, un rythme et même certaines habitudes peut faire du bien. Et si, plutôt que de subir la rentrée, nous profitions de ce moment particulier pour regarder tout ce que notre travail peut aussi nous apporter ?

Soyons clairs : entre une terrasse au soleil et une réunion à 9 heures, le choix peut sembler assez vite fait. Les vacances ont cette capacité formidable à nous faire oublier les horaires, les notifications, les réunions et parfois même le jour de la semaine. Et puis septembre arrive. L’ordinateur se rallume, l’agenda aussi. Alors forcément, nous parlons beaucoup de la difficulté de reprendre.


Mais il existe une autre manière de regarder les choses. Et si la rentrée pouvait aussi être une bonne nouvelle ? Pas parce qu’il faudrait adorer travailler. Pas parce que les vacances seraient trop longues. Et encore moins parce qu’il faudrait arriver au bureau en sautillant de bonheur. Simplement parce que le travail nous apporte parfois davantage de choses positives que nous ne le réalisons lorsque nous sommes plongés dans le quotidien.


Retrouver les autres, tout simplement

La première bonne nouvelle de la rentrée n’est peut-être pas le travail lui-même. Ce sont les autres. Ces collègues avec lesquels vous prenez votre café le matin. Celui ou celle avec qui vous déjeunez. Cette personne qui vous fait rire pendant une réunion interminable. Celle à qui vous pouvez envoyer un message lorsque quelque chose vous agace. Pendant les vacances, ces relations disparaissent momentanément de notre quotidien. Et il arrive que nous réalisions à la rentrée qu’elles nous avaient manqué.


Le travail n’est pas uniquement une succession de tâches. C’est aussi un lieu social. Nous n’avons évidemment pas besoin d’être amis avec tous nos collègues. Heureusement d’ailleurs. Mais avoir quelques personnes que nous sommes sincèrement heureux de retrouver change énormément la manière dont nous vivons notre travail. Lorsque vous poussez la porte du bureau et que quelqu’un vous lance avec un grand sourire « Alors, ces vacances ? », ce n’est peut-être pas grand-chose. Mais ça fait du bien.


Retrouver un rythme peut aussi faire du bien

Les vacances sont merveilleuses parce qu’elles cassent nos habitudes. Nous nous couchons plus tard. Nous mangeons à des heures différentes. Nous oublions parfois notre téléphone. Les journées s’organisent autrement. C’est précisément ce que nous recherchons. Mais après plusieurs semaines, retrouver un rythme peut également être agréable. Se lever à une heure régulière, reprendre certaines habitudes, faire du sport à nouveau, retrouver des rendez-vous fixes, savoir un peu mieux à quoi ressemblera la journée.


La routine a mauvaise réputation. Pourtant, toutes les routines ne sont pas mauvaises. Certaines nous rassurent et nous évitent d’avoir à décider de tout en permanence. La question n’est donc pas de savoir s’il faut retrouver exactement la vie que nous avions avant de partir. La rentrée peut justement être l’occasion de choisir les habitudes que nous avons envie de retrouver… et celles que nous pouvons laisser derrière nous.


Reprendre, c’est aussi retrouver le plaisir d’avancer

Pendant les vacances, ne rien produire est parfaitement acceptable. Et heureusement. Mais le travail peut apporter quelque chose que les vacances ne cherchent pas nécessairement à nous donner : le sentiment d’avancer. Terminer un dossier, résoudre un problème qui semblait compliqué, aider un collègue, apprendre quelque chose, recevoir un message de remerciement ou constater qu’un projet auquel nous avons participé fonctionne.


Ces petites satisfactions professionnelles sont rarement spectaculaires. Nous ne rentrons pas chez nous chaque soir en criant victoire parce que nous avons répondu à quinze mails. Mais certaines petites victoires donnent du sens à nos journées. Après plusieurs semaines de pause, nous retrouvons notre capacité à agir, à contribuer, à créer quelque chose. Ce n’est pas de la performance à tout prix. C’est simplement le plaisir très humain de constater que nous avons fait quelque chose de notre journée.


Septembre nous offre presque une page blanche

Il y a quelque chose d’étrange avec septembre. Administrativement, l’année commence en janvier. Mais dans nos têtes, septembre ressemble souvent beaucoup plus à un nouveau départ. Nouveau cahier quand nous étions enfants. Nouvelle classe. Nouvel emploi du temps. Nouveaux projets. Cette sensation reste présente une fois adulte. Et elle peut être extrêmement positive.


Parce que nous pouvons profiter de la rentrée pour changer une chose. Une seule. Décider de prendre une vraie pause déjeuner. Arrêter de regarder ses mails le soir. Passer davantage de temps avec les collègues que nous apprécions. Bloquer du temps dans notre agenda pour travailler tranquillement. Oser davantage prendre la parole. Demander enfin à participer à ce projet qui nous intéresse. Pas besoin de transformer toute sa vie professionnelle le 1er septembre. Une petite modification peut suffire à créer une dynamique différente.


La rentrée permet aussi de regarder ce qui va bien

Nous avons un talent assez développé pour repérer ce qui nous agace au travail : la réunion inutile, le collègue pénible, l’ordinateur qui rame, le dossier que nous n’avons aucune envie de reprendre. Et tout cela existe. Mais les vacances nous donnent quelque chose de précieux : du recul. Alors, puisque nous faisons souvent le bilan de ce qui ne nous convient plus, pourquoi ne pas faire également celui de ce que nous sommes heureux de retrouver ?


Qu’est-ce qui vous plaît réellement dans votre travail ? Une mission ? Une personne ? Votre autonomie ? Le sentiment d’être utile ? Votre environnement ? Une compétence que vous aimez utiliser ? Il ne s’agit surtout pas de pratiquer une forme de positivité forcée. Un travail qui va mal ne devient pas formidable simplement parce que nous décidons de sourire. Il s’agit simplement de ne pas oublier l’autre moitié du tableau. Et parfois, quelques semaines loin du bureau suffisent pour nous rappeler que certaines choses nous avaient finalement un peu manqué.


Conclusion

Non, vous n’êtes pas obligé d’être heureux que vos vacances soient terminées. Et vous avez parfaitement le droit d’avoir besoin de quelques jours pour retrouver votre rythme. Mais la rentrée n’est peut-être pas uniquement le moment où nous perdons quelque chose. C’est aussi le moment où nous retrouvons. Des personnes, des habitudes, des projets, le sentiment d’être utile, des petites victoires et parfois même une partie de notre travail que nous aimons sincèrement.


Alors, plutôt que de vous demander uniquement ce qui vous manque de vos vacances, essayez peut-être cette question : qu’est-ce que je suis heureux de retrouver dans mon travail ? La réponse pourrait rendre votre rentrée beaucoup plus agréable que prévu. Et si elle ne concerne qu’un collègue, un projet ou le café de 10 heures… c’est déjà une excellente raison de sourire.




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